MEDIA MARKT - 24/04/2019

Annonceur: 
MEDIA MARKT
Produit/Service: 
Media Markt
Média: 
Télévision
Critères d'examen: 
Responsabilité sociale
Décence et bon goût
Initiative: 
Consommateur
Catégorie: 
Commerce et distribution
Type de décision: 
Pas de remarque
Date de clôture: 
Mercredi, 24 avril 2019
Description de la publicité

Le spot montre un homme qui n’arrive pas à faire fonctionner son ordinateur portable et qui est aidé par un employé de l'annonceur.   
VO : « Regarder des chattes sur son ordi, ça peut être plus amusant. Avec Media Markt bien sûr, qui peut configurer votre PC prêt à l’emploi dans son Solutions Corner. » 
De retour à la maison avec son ordinateur portable, l’homme introduit l’adresse d’un site web “jeveuxvoirdeschattes” et il reçoit une notification de virus pour laquelle il est à nouveau aidé par l’employé. 
VO : « Heureusement, Media Markt répare aussi votre PC grâce à son service de support informatique. » 
L'homme s'installe chez lui derrière son ordinateur portable avec des mouchoirs en papier et sèche ses larmes en regardant une page web avec des photos de chats. 
VO : « Bref, regarder des chattes sur son ordi peut être plus amusant avec les produits et services de Media Markt. Media Markt, ça déchire. » 

Motivation de la plainte

Le plaignant trouve cette publicité non éthique. Il a indiqué que “chatte” est de l’argot pour vagin et qu’on parle donc de sites web obscènes. Selon lui, en laissant quelqu’un chercher des sites obscènes comme si c’était normal, on fait (involontairement) passer à tort le message que les sites obscènes sont normaux.  

Position de l'annonceur

L’annonceur a communiqué que la publicité contient en effet un clin d’œil et un sens caché mais que le but de la communication est justement le contraire de ce que le plaignant prétend. Il ne veut d’aucune manière dire que les “sites web obscènes” sont ok. Au contraire, il veut justement souligner qu’aujourd’hui il faut peu de choses pour arriver sur un site web choquant, même si cela n'était pas du tout l’intention. Il est clair que l’acteur est surpris par le résultat de sa recherche et que dans le magasin, il est clairement très ennuyé par la situation : ce n’est pas ce que l’homme voulait. 
Il a également mentionné que pas moins de 34% des internautes entrent en contact sans le demander avec du porno par des annonces, des pop-ups, etc., ce qui peut être ennuyant pour des adultes mais, pour des enfants, c’est un réel problème. 40 % des enfants qui ont déjà été en contact avec du matériel à caractère sexuel y ont été confrontés via une recherche innocente. Les recherches montrent également à cet égard que les "contenus pour chats" sont très présents dans l'art, la publicité, les médias et sur internet. Les chats symbolisent le divertissement et font partie de la culture populaire.   
Par cette campagne, l'annonceur veut souligner le fait qu'il ne vend pas seulement des produits mais qu'il aide aussi les personnes en leur proposant des services axés sur les solutions. Un très grand pourcentage de problèmes rencontrés au service d'assistance sont liés à des virus ou à des logiciels malveillants qui sont accidentellement contractés en se retrouvant sur le mauvais site web ou en téléchargeant quelque chose par erreur. Par le biais de ce spot, il veut montrer que c'est la réalité mais rassurer les gens sur le fait que ses experts peuvent résoudre ce problème rapidement.   
Une analyse factuelle des images montrera donc selon l'annonceur qu'il n'a jamais été question d'encourager les gens à visiter des "sites web obscènes". Il est donc d’avis qu’il ne s’agit pas de publicité non éthique. 

Décision du Jury

Le Jury a pris connaissance du spot TV en question et de la plainte qui le concerne. 

Il a constaté que le spot montre un homme qui, en effectuant une recherche ambiguë, est confronté à un virus informatique.   

Suite à la réponse de l’annonceur, il a noté que, avec le spot en question, celui-ci voulait mettre en avant ses services axés sur les solutions à l’aide d’un incident où, via une recherche qu’il considère comme innocente, un internaute est confronté à du contenu en ligne non désiré et en subit les conséquences négatives pour lesquelles l’annonceur peut l’aider. 

Le Jury est tout d’abord d’avis que ce message concernant les services de l’annonceur ressort suffisamment clairement du spot. 

Le Jury est de plus d’avis que le contexte du spot est clairement humoristique et que le comportement de l’homme, qui est clairement gêné par l'incident, suggéré au début du spot n'est pas approuvé ou mis en avant comme la norme. 

Vu entre autres ce qui précède, le Jury est d’avis que le spot n’est pas de nature à inciter à un tel comportement de surf ou à choquer le spectateur moyen. 

Compte tenu du contexte social actuel, le Jury a dès lors estimé que ce spot ne contient pas d’éléments visuels ou textuels de nature à enfreindre les normes de décence couramment admises. 

Le Jury a également estimé que le spot n’est pas contraire aux Règles du JEP en matière de la représentation de la personne et ne témoigne pas non plus d’un manque de juste sens de la responsabilité sociale dans le chef de l’annonceur. 

A défaut d’infraction aux dispositions légales et autodisciplinaires, le Jury a estimé n'avoir pas de remarques à formuler sur ces points.  

Suite

A défaut d’appel, ce dossier a été clôturé.