LEXUS - 05/07/2007

Annonceur: 
LEXUS
Produit/Service: 
Lexus Hybride
Média: 
Quotidien
Critères d'examen: 
Environnement
Autres
Initiative: 
Consommateur
Catégorie: 
Véhicules à moteur et accessoires
Type de décision: 
Pas de remarque
Date de clôture: 
Jeudi, 5 juillet 2007
Description de la publicité

Une annonce avec comme titre : “L'avenir est hybride… et Lexus ouvre la voie” montre une voiture de la marque (RX 400h) avec description de quelques caractéristiques (moteur, ch, CO2,…). Dans de petits encadrés en haut de la page, quelques caractéristiques générales sont également mises en évidence au moyen de photos/illustrations (puissance silencieuse, le summum de la technologie essence-électricité, des performances inégalées, une consommation incroyablement faible, une efficacité supérieure combinée à des émissions de CO2 inférieures), ainsi que 2 autres modèles (GS 450h la première berline hybride de luxe au monde, la LS 600h la première limousine hybride à transmission intégrale au monde).
En dessous : mention de la consommation, émissions de CO2 et coordonnées.

Motivation de la plainte

Cette publicité fait la promotion de « la puissance, des performances inégalées et l'accélération », ce qui est contraire à l'art. 1 du code Febiac.
Il est également fait référence à « une consommation incroyablement faible et à des émissions de CO2 incroyablement faibles » mais celles-ci se situent au-delà des objectifs moyens proposés. La publicité exploite ainsi la connaissance lacunaire du consommateur (art. 1 et 3 du code de la publicité écologique) et suggère à tort que ces voitures présenteraient un avantage pour l'environnement (art. 4 du code de la publicité écologique).
 

Position de l'annonceur

L'annonceur a fait valoir que dans l'annonce, on mentionne une « puissance raffinée », « accélération hors du commun, en douceur et sans aucun choc », c.-à-d. souple dans l'utilisation. Aucune référence n'est faite à la vitesse et/ou à la puissance d'accélération. Il estime donc que la publicité n'est pas contraire à l'art. 1 du Code Febiac.

L'annonceur explique qu'en ce qui concerne les émissions de CO2, il entend comparer les « émissions incroyablement faibles » à essence qui se trouvent dans la même catégorie de véhicules. Selon l'annonceur, il n'existe pas sur le marché de véhicule de la même catégorie qui peut présenter une telle réduction de CO2 pour des prestations comparables. (la Lexus RX 350 a une émission de CO2 de 264 g/km, la Lexus RX 400h a une émission de CO2 de 192 g/km, ce qui correspond à une réduction de 27%).
Sur base de ce qui précède, ils sont les premiers dans cette catégorie de véhicules à essence comparables. L'annonceur ne se compare pas avec des plus petites voitures citadines dont ils ne peuvent égaler la norme d'émission. Enfin il a souligné que la publicité ne fait pas référence aux objectifs européens moyens.

Décision du Jury

Concernant la première partie de la plainte précisant que les annonces en question (Nl + Fr) seraient contraires à l'article 1er du Code Febiac (accélération), le Jury a estimé que les expressions « krachtig geluidsarm » / « une puissance silencieuse », « accélération hors du commun, en douceur et sans aucun choc » / « ongezien soepele, naadloze acceleratie » ne font référence qu'au caractère silencieux du moteur et à la souplesse de l'accélération et non à la vitesse ou à la capacité d'accélération en tant que telle.

Quant à l'expression « ongezien sterke prestaties » / « des performances inégalées », le Jury est d'avis que le terme « prestaties » / « performances » vise l'ensemble des caractéristiques des véhicules et non spécifiquement ou exclusivement l'accélération ou la vitesse.

Compte tenu de ce qui précède, le Jury a estimé que les annonces en question ne sont pas contraires à l'article 1er du Code Febiac.

Concernant la deuxième partie de la plainte relative aux affirmations liées aux émissions de CO2, le Jury est d'avis que l'affirmation du plaignant selon laquelle « de gemiddelde CO2 reductiedoelstellingen die deel uitmaken van de vrijwillige verbintenissen van de Europese autoconstructeurs 140g/km bedragen voor 2008 » n'est pas pertinente en l'espèce dans la mesure où les annonces en question sont diffusées cette année, à savoir en 2007.

Par ailleurs, il ressort des explications de l'annonceur qu'il n'existerait pas sur le marché de véhicules de la même catégorie qui présentent une telle réduction de CO2 pour des prestations comparables (la Lexus RX 350 a une émission de CO2 de 264 g/km, la Lexus RX 400h a une émission de CO2 de 192 g/km, ce qui correspond à une réduction de 27%). L'annonceur a communiqué les preuves y relatives.

Selon le Jury, les annonces en question ne visent donc pas autre chose que ce qui est explicité ci-avant, à savoir que “les émissions de CO2 incroyablement faibles positionnent le RX 400h comme le plus écologique de sa catégorie”/ « een uitemate sterk gereduceerde CO2-emissie maakt van de RX 400h bovendien de meest milieubewuste wagen van zijn klasse » ou encore « une efficacité supérieure combinée à des émissions de CO2 inférieures » / « meer efficientie met minder C02-emissie ».

En outre, le Jury a estimé que les allégations environnementales contenues dans ces annonces ne sont pas formulées de façon absolue dans la mesure où elles ne visent que les véhicules de la même catégorie (« de meest milieubewuste wagen van zijn klasse » / « le plus écologique de sa catégorie »).

Compte tenu de tout ce qui précède, le Jury est d'avis que les annonces en question ne sont pas contraires à l'article E 1 du Code CCI ni aux articles 1, 3 et 4 du Code de la publicité écologique dans la mesure où elles ne sollicitent pas abusivement les préoccupations de la société dans son ensemble en matière d'environnement ou qu'elles n'exploitent pas un manque éventuel de connaissances dans ce domaine et qu'elles ne contiennent aucune affirmation, indication, illustration ou présentation qui soit de nature à tromper directement ou indirectement quant aux propriétés et caractéristiques d'un produit ou d'un service au sujet de ses effets sur l'environnement.

A défaut d'infractions aux dispositions autodisciplinaires et légales, le Jury a estimé n'avoir pas de remarques à formuler.