LEEMANS KREDIETEN - 01/04/2011

Annonceur: 
LEEMANS KREDIETEN
Produit/Service: 
Prêt
Média: 
Radio
Critères d'examen: 
Légalité
Responsabilité sociale
Initiative: 
Consommateur
Catégorie: 
Finance et assurances
Type de décision: 
Décision de modification ou d’arrêt
Date de clôture: 
Vendredi, 1 avril 2011
Description de la publicité

Dans le spot on entend le texte suivant:

Femme: “Een BMW of 2CV, je krijgt altijd een tas cadeau.
Homme: “Een groene wagen of liever ne roze, nieuw of tweedehands. Mevrouw Leemans zorgt voor de lening en geeft er nog een tas bovenop.
Femme: “Lenen bij mevrouw Leemans is lenen bij een vriendin. Bel mij: 03/325 90 48.
Homme: “of surf naar leemanskredieten.be. Let op! Geld lenen kost ook geld, maar misschien minder dan je dacht. Lening op afbetaling onder voorbehoud van aanvaarding van kredietgever Leemans kredieten, Herentalsebaan 145a te Deurne.”

Motivation de la plainte

La publicité pour Leemans Kredieten dit à la fin: "Let op, geld lenen kost ook geld, maar soms minder dan u denkt". Le plaignant trouve ça choquant et inquiétant qu’une société qui s’adresse avec des taux d’intérêt élevés aux plus faibles dans la société ose ajouter après la phrase standard "attention" que ce n’est peut-être pas si cher.


Position de l'annonceur

L’annonceur a communiqué que le spot concerne des petits crédits, à partir de 500 euro. Il est convaincu qu’il est mieux de financer de petits achats ou coûts avec un prêt à tempérament qu’avec une carte de crédit supplémentaire au supermarché.

Avec un prêt à tempérament, on sait à l’avance ce qu’on paie, quand ça commence et quand ça se termine. On paie aussi chaque mois une part de capital qui augmente et on ne reprend plus rien. Au total on paie donc moins d’intérêts que lors d’une ouverture de crédit.

Le spot a aussi été écrit dans la philosophie qu’avec des petits crédits, il ne faut pas avoir une confiance aveugle dans le pourcentage des coûts annuels mais qu’il faut regarder ce qu’on paie effectivement et ceci est donc ‘peut-être moins que ce qu’on pense’ et en tous cas moins qu’en cas d’ouverture de crédit.

En ce qui concerne la remarque par rapport au fait de s’adresser aux plus faibles de notre société, l’annonceur a souligné que d’autres acteurs s’occupent des plus faibles avec les cartes de crédit susmentionnées.

Il a souligné qu’il s’adresse à un large public et que s’il compare ses tarifs avec ceux des banques, il remarque qu’actuellement ils n’en sont pas tellement éloignés. Pourtant, une banque dispose d’une part d’argent bon marché et d’autre part elle vend aussi plusieurs produits au même client.
Si on prend encore en considération qu’un banquier connaît beaucoup mieux son client puisqu’il peut voir sur son compte à vue ce qui rentre et sort, on peut supposer que chez l’annonceur, le risque est plus élevé et que le prix peut aussi être plus cher vu qu’il doit couvrir ce risque auprès d’un assureur.

L’annonceur a également communiqué que le spot a déjà été diffusé en novembre 2010, donc un mois avant que la mention légale ne soit obligatoire et qu’il est donc plus qu’en ordre avec la nouvelle législation.

Il a souligné qu’on peut interpréter cet ajout comme une petite protestation contre un énième ergotage législatif qui, comme déjà trop de tentatives antérieures, ne retiendra personne de conclure un crédit.

Décision du Jury

Tout d’abord, le Jury a souligné que sa compétence se limite au contenu de la publicité en question et qu’il ne se prononce pas par rapport aux produits/service offerts.

Le Jury a constaté que le spot fait la promotion d’un prêt à tempérament auprès de Leemans Kredieten (+ sac) et mentionne ce qui suit à la fin: “Let op, geld lenen kost ook geld, maar misschien minder dan je dacht”.

Le message “Attention, emprunter de l’argent coûte aussi de l’argent” est une obligation légale sur base de l’art. 6 de la loi du 13 juin 2010 sur le crédit à la consommation.

Le Jury a estimé qu’en ajoutant “mais peut-être moins que ce qu’on pense” après ce message légal obligatoire, le but de la loi est ici déforcé, ce qui est dès lors contraire à la lettre et à l’esprit de cette loi.

Sur base de ce qui précède, le Jury a demandé à l’annonceur de supprimer cet ajout du spot et à défaut, de ne plus le diffuser.

Le Jury a également attiré l’attention sur le fait qu’offrir un sac avec le prêt forme une offre conjointe. Toute offre conjointe dont au moins un des éléments constitue un service financier est interdite à moins qu’il ne s’agisse d’une des exceptions prévues à l’art. 72 §2 de la loi du 6 avril 2010 relatives aux pratiques du marché et à la protection des consommateurs.

Suite

L’annonceur a communiqué que le spot avec l’ajout n’était plus diffusé et que le sac satisfaisait aux conditions de l’offre conjointe.

A défaut d’appel, ce dossier a été clôturé.