KELLOG'S - 12/04/2001

Annonceur: 
KELLOG'S
Produit/Service: 
Crisp X
Média: 
Affichage
Critères d'examen: 
Décence et bon goût
Représentation de la personne/dignité humaine
Initiative: 
Consommateur
Catégorie: 
Produits alimentaires
Type de décision: 
Décision de modification ou d’arrêt
Date de clôture: 
Jeudi, 12 avril 2001
Description de la publicité

Une affiche montre le visage d'un jeune homme avec des longs cheveux blonds avec en dessous le texte : “Deux à trois fois par jour. Même plus”.
Une autre affiche montre le visage de trois jeunes filles avec en dessous le texte : “Nous, on les échange sans complexe”.
Une troisième affiche montre un jeune couple avec en dessous le texte « Dans un lit, sur une chaise, debout… partout ! ».
Les 3 affiches mentionnent : « CRISP X. Le petit déjeuner classé X ».

Motivation de la plainte

La publicité est vulgaire, insidieuse et renforce le déséquilibre des moeurs. On encourage la jeunesse à avoir comme seul objet de vie des relations sexuelles partout et en tous lieux. L'affichage ayant le sexe comme seule référence idéologique, est dénigrant pour l'ensemble des jeunes.

Position de l'annonceur

L'annonceur a fait savoir aux plaignants qu'il n'avait pas eu l'intention de choquer, mais d'apporter une touche humoristique croyant que le groupe cible, c.a.d. les jeunes adultes entre 16 et 24 ans, accepterait ce petit clin d'œil.

Décision du Jury

Eu égard au media de large diffusion utilisé et dans le contexte actuel où, pour des raisons de santé publique, on essaye de responsabiliser les jeunes dans leurs relations sexuelles, le Jury a estimé que les expressions équivoques, accompagnées de leur visuel, peuvent être perçues et comprises dans un sens qui va à l'encontre de cet objectif et inciter à un comportement de relations sexuelles qu'il n'est socialement pas opportun d'encourager ou de banaliser. La connotation humoristique qu'on peut trouver dans les messages par référence au produit et sa dénomination ne peut exonérer de cette responsabilité, précisément eu égard à ce nom. Sur base de l'art. 1, al.2 du Code de la CCI le Jury a dès lors recommandé d'arrêter la diffusion de la campagne. Le Jury a également insisté sur le fait que cette recommandation s'étend aux autres media de large diffusion qui seraient utilisés, p.ex. les cartes postales « Boomerang ».

Suite

L'annonceur a fait savoir qu'il a tout mis en œuvre pour arrêter la diffusion de cette campagne qui cessera à la fin du mois.