JOHNSON & JOHNSON - 17/01/2017

Annonceur: 
JOHNSON & JOHNSON
Produit/Service: 
Spray Nicorette
Média: 
Télévision
Critères d'examen: 
Loyauté
Véracité
Légalité
Autres
Initiative: 
Consommateur
Catégorie: 
Santé
Type de décision: 
Pas de remarque
Date de clôture: 
Mardi, 17 janvier 2017
Description de la publicité

Le spot montre entre autres une femme à une table qui regarde un paquet de cigarettes mais prend un vaporisateur et vaporise le spray dans sa bouche, des gens qui font du sport et un homme plus âgé qui souffle des bougies d’anniversaire.

Textes à l’écran :
« Lors de 2 vaporisations. Commencez toujours avec 1 vaporisation. Si l’envie ne passe pas après quelques minutes, vous pouvez vaporiser une 2ème fois. » ;
« 150% plus de chances d’arrêter de fumer. Mesuré sur 52 semaines, en comparaison avec un placébo. » ;
« Nicorette, surpassez-vous ! »

VO : « Redécouvrez-vous sans cigarettes avec le spray Nicorette. Il apaise votre envie d’une cigarette en seulement 60 secondes. Le spray Nicorette vous donne 150% plus de chances d’arrêter de fumer. Nicorette, surpassez-vous. »

En bas de l’écran apparaît le texte suivant dans une bande grise :
« nicorette(R) freshmint 1mg/spray, solution pour pulvérisation buccale, contient de la nicotine et est un médicament pour adultes. Garder hors de portée des enfants. Pas d’utilisation prolongée sans avis médical. Lire attentivement la notice. Demandez conseil à votre médecin ou pharmacien. (C)2016 Johnson&Johnson Consumer SA. VN 899/06-2018. »

Motivation de la plainte

Le plaignant a mentionné que l’annonceur ne peut pas prouver ses allégations parce que chaque personne dépendante réagit autrement et que pour certains c’est utile et pour d’autres pas. Selon lui, il y a assez de sources qui démontrent que des substituts nicotiniques n’attaquent pas l’addiction et rendent même l’arrêt plus difficile pour beaucoup de gens. Le plaignant renvoie ici à un site web et à ses propres tentatives d’arrêter de fumer. Il a enfin souligné que les études, qui sont citées comme étant une réussite, ont toujours été payées par l’annonceur et ne sont pas réalisées de manière indépendante.

Position de l'annonceur

L’annonceur a communiqué que la plainte concerne un message télévisé de 20 secondes qui a été approuvé par l’AFMPS le 10 juin 2016 (numéro de visa : VN 899/06-2018).

L’allégation en question est basée sur l’efficacité clinique et l’étude de sécurité publiée dans le périodique médical the European Respiratory Journal, à savoir : ‘Tønnesen et al. Eur Respir J 2012; 40: 548–554’. Il s’agit d’une étude randomisée en double aveugle, contrôlée par placebo et à groupes parallèles de 52 semaines qui a été faite dans trois hôpitaux différents au Danemark (Copenhague) et en Allemagne (Mannheim et Tübingen).

Il est en effet possible que l’utilisation de Nicorette n’ait pas fonctionné dans le cas du plaignant parce qu’il est resté dans une phase de sevrage. L’utilisation de Nicorette augmente seulement les chances de réussite d’une tentative d’arrêt mais l’annonceur ne peut malheureusement pas garantir que chaque fumeur peut se débarrasser de son addiction. Pour aider les fumeurs autant que possible, il conseille dans la notice explicative de suivre un schéma d’arrêt progressif où la quantité de nicotine continue à baisser jusqu’à ce qu’on puisse finalement arrêter d’utiliser Nicorette. Cela demande du courage et de la persévérance à chaque ex-fumeur de s’en tenir à un schéma imposé d’arrêt progressif. La possibilité de réussir à arrêter de fumer augmente quand on est accompagné professionnellement. Il recommande donc dans la notice explicative de combiner Nicorette avec un programme de soutien comportemental.

Décision du Jury

Le Jury a pris connaissance de la publicité et de la plainte qui la concerne.

Le Jury a noté que la plainte concerne un spot TV pour un médicament qui, par sa composition et son objectif, est prévu et conçu pour être utilisé si nécessaire avec le conseil d’un pharmacien mais sans le diagnostic, la prescription ou le contrôle d’un médecin et dont la publicité auprès du public est soumise à l’AR du 7 avril 1995 relatif à l'information et à la publicité concernant les médicaments à usage humain.

À cet égard, le Jury a constaté que ce spot TV a reçu un visa préalable après un avis de la Commission de contrôle de la publicité des médicaments et ceci conformément aux articles 16 et 17 de l’AR du 7 avril 1995 relatif à l'information et à la publicité concernant les médicaments à usage humain qui stipulent que la diffusion télévisuelle auprès du public d’une publicité ne peut avoir lieu qu'après l’obtention d'un visa délivré par le Ministre.

Le Jury a également noté que la demande de visa était accompagnée des éléments indubitables pour le contrôle de la véracité de la publicité.

Compte tenu de ce qui précède, le Jury a donc estimé n’avoir pas de remarques à formuler concernant les points mentionnés dans la plainte.

Suite

A défaut d’appel, ce dossier a été clôturé.