JOBFIXERS - 12/11/2019

Annonceur: 
JOBFIXERS
Produit/Service: 
Intérim
Média: 
Internet
Critères d'examen: 
Responsabilité sociale
Représentation de la personne/dignité humaine
Initiative: 
Consommateur
Catégorie: 
Emploi
Type de décision: 
Décision de modification ou d’arrêt
Date de clôture: 
Mardi, 12 novembre 2019
Description de la publicité

Le message sur la page Facebook de l’annonceur montre un dessin style bande dessinée d’une femme qui donne un coup de poing à un homme qui tombe en arrière et perd son casque de sécurité et sa clef anglaise.
Chez la femme se trouve un phylactère avec le texte : « Verdien keer meer vent ! Werk via Jobfixers! »
En bas à gauche, le logo de l’annonceur et « Verdien meeer ! Dankzij Safety First Bonus van JobFIXers.be ».

A côté, le texte :
« Begrijp jij de ophef over de Bicky Burger reclame?
Wij niet.
Werk via JobFIXers, verdien meer en eet elke week een Bicky op onze kosten. #jesuisbicky ».

Motivation de la plainte

La plaignante a indiqué que l'annonceur évoque une publicité récente et douteuse de Bicky Burger et utilise une image similaire qui montre la violence conjugale. Selon elle, cela n'est évidemment pas acceptable ici non plus.

Position de l'annonceur

Selon l’annonceur, l’image style bande dessinée en question ne fait pas du tout allusion à la « violence conjugale ».

Il a communiqué que le cadre évoqué est professionnel et strictement lié à ses services, à savoir la sélection d’intérim, et est une parodie de sa campagne « Verdien meer » dans laquelle il se concentre justement sur la sécurité et la prévention sur le lieu de travail. Le double sens dans cette image style bande dessinée n’a selon lui soit pas été compris par la plaignante soit délibérément ignoré.

En tous cas, l’annonceur est d’avis que l’image utilisée est clairement dans le style graphique d’une bande dessinée, ce qui devait encore renforcer le caractère fictif. Il ne s'agit en soi ni plus ni moins que d'une image style bande dessinée, qui n'aurait pas l'air déplacée dans une bande dessinée du style Astérix & Obélix ou autre, où le coup de poing suggéré est aussi clairement extrêmement exagéré visuellement. 

Il a de plus mentionné que cette image met aussi immédiatement fin au schéma de pensée stéréotypé de la société, où l'idée-fixe de l'homme en tant que figure dominante est écartée avec le sourire, mais bien avec un clin d'œil indiscutable. 

Décision du Jury

Le Jury a pris connaissance du message Facebook en question et de la plainte qui le concerne.

Il a constaté que la publicité montre un dessin style bande dessinée d’une femme qui donne un coup de poing à un homme qui tombe en arrière et perd son casque de sécurité et sa clef anglaise. Chez la femme se trouve un phylactère avec le texte : « Verdien keer meer vent ! Werk via Jobfixers! » et à côté du message, le texte : « Begrijp jij de ophef over de Bicky Burger reclame?
Wij niet. Werk via JobFIXers, verdien meer en eet elke week een Bicky op onze kosten. #jesuisbicky ».

Il a pris note de la réponse de l’annonceur dans laquelle celui-ci mentionne entre autres que le cadre évoqué est professionnel et strictement lié à ses services, et que ce message avec une image style bande dessinée est une parodie de sa campagne « Verdien meer » dans laquelle il se concentre justement sur la sécurité et la prévention sur le lieu de travail.

Le Jury est néanmoins d’avis que le fait que l’image soit dessinée dans un certain style de bande dessinée n'est en l’occurrence pas de nature à lui ôter son caractère extrêmement violent.

Il est notamment d’avis qu’il s’agit bien ici de violence dessinée mais d’apparence réaliste qui est tout aussi problématique dans la sphère professionnelle que dans la sphère privée à laquelle renvoie la plainte.

Le Jury est également d'avis que, dans la mesure où la publicité serait censée être humoristique, la forme de violence montrée ne se prête pas à une telle nuance par l'humour, de sorte que l'annonceur aurait dû être conscient que ses services ne devraient pas être mis en avant par une telle référence.

Le Jury a dès lors estimé que cette publicité est de nature à cautionner et à banaliser un comportement violent socialement répréhensible, et qu’elle témoigne ainsi d’un manque de juste sens de la responsabilité sociale dans le chef de l’annonceur.

Compte tenu de ce qui précède et sur la base des articles 1, alinéa 2 et 2, alinéa 3 du Code de la Chambre de Commerce Internationale (Code ICC) et du point 5 des Règles du JEP en matière de représentation de la personne, le Jury a donc demandé à l’annonceur de ne plus diffuser la publicité en question.

Suite

L'annonceur a communiqué qu'il a des réserves quant à la décision du Jury mais qu’il la respectera néanmoins.