JET IMPORT – AUBRYAN MAIRIAUX - 09/04/2021

Annonceur: 
JET IMPORT – AUBRYAN MAIRIAUX
Produit/Service: 
White Claw
Média: 
Internet
Critères d'examen: 
Autres
Initiative: 
Instance officielle
Catégorie: 
Boissons
Type de décision: 
Décision de modification ou d’arrêt
Date de clôture: 
Vendredi, 9 avril 2021
Description de la publicité

Le post avec la mention « Partenariat rémunéré avec whiteclawbe » et deux photos de l’influenceur tenant des canettes du produit promu en main contient le texte suivant :
« Un shooting de nuit, quoi de mieux pour vous présenter @whiteclawbe »,
« The wave is coming »,
« White claw is a fresh combination of sparkling water, natural fruit flavors and a low alcohol percentage. And now they have finally arrived in Belgium #whiteclaw #thewaveiscoming »,
« Petite casquette @whiteclawbe »,
avec en dessous, les hashtags suivants :
« #drink #alcool #drinks #drinkstagram #drinklocal #streetstyleman #casual #menfashion #fashionbloggerstyle #menwith #dandystyle #highfashionmen #guyswithstyle #menfashionblogger #streetstyle #menstyle ».

Motivation de la plainte

En tant que Service Inspection Tabac et Alcool du SPF Santé Publique, Sécurité de la Chaîne Alimentaire et Environnement, le plaignant déplore un non-respect de la Convention en matière de publicité et de commercialisation des boissons contenant de l’alcool par un influenceur belge sur Instagram. Il craint que le vecteur communicationnel ainsi que la notoriété de l’influenceur n’incitent à une consommation excessive ou encore n’associent la consommation d’alcool à une réussite sociale ou sexuelle pour un public jeune.
Il demande dès lors d’examiner cette forme de publicité au regard des articles 2 et 3 de la Convention en matière de publicité et de commercialisation des boissons contenant de l’alcool.

Position de l'annonceur

Le Jury a demandé une réaction à l’annonceur, Jet Import, et à l’influenceur concerné.

L’influenceur s’est référé au partenariat rémunéré avec la marque.

L'annonceur a communiqué que pour les influenceurs, il travaille avec une agence et que leur briefing indique clairement qu'il s'attend à ce que les influenceurs ajoutent le slogan éducatif à chacune de leurs communications. Il a contacté l'influenceur pour rectifier cela dès que possible et pour s'assurer que ces règles soient encore mieux suivies à l'avenir.
Il a ensuite communiqué que les influenceurs sont bien sélectionnés à l'avance sur la base de leurs followers et si ceux-ci sont bien majeurs. Il s'est référé à la portée concrète de l'influenceur en question, ce qui montre que la grande majorité est constituée de personnes entre 21 et 34 ans.

Décision du Jury

Le Jury a examiné ce dossier en tenant compte des arguments des parties concernées et dans le cadre de la Convention en matière de publicité et de commercialisation des boissons contenant de l’alcool (ci-après : la Convention).

Le Jury a pris connaissance du post Instagram en question et de la plainte qui le concerne.

Il a constaté que le message en question a été diffusé dans le cadre d’un partenariat rémunéré entre l’annonceur et l’influenceur concernés.

Il a également constaté que, outre deux photos de l’influenceur tenant des canettes du produit promu en main, le post se limite à décrire le produit et à annoncer son arrivée en Belgique.

Suite à la réponse de l’annonceur, il a tout d’abord noté que celui-ci sélectionne les influenceurs sur la base de leur communauté et le fait que les membres de celle-ci soient majeurs.

Des informations communiquées par l’annonceur relatives à la communauté de l’influenceur en question, il apparaît que celle-ci est majoritairement constituée de personnes âgées de 21 à 34 ans.

Le Jury a donc estimé que la publicité ne cible pas des mineurs d’âge par son mode de communication. Il est également d’avis qu’elle ne contient pas d’éléments visuels ou textuels ciblant des mineurs d’âge.

Par ailleurs, selon lui, ni la photo et les textes susmentionnés, ni les hashtags majoritairement relatifs à la mode n’incitent ou n’encouragent une consommation irréfléchie, exagérée ou illégale et n’associent pas non plus la consommation d’alcool à la réussite sociale ou sexuelle.

Enfin, le Jury a également constaté que, malgré que l’annonceur ait précisé dans sa réponse que le briefing adressé à l’agence d’influenceurs avec laquelle ils travaillent mentionne clairement que les influenceurs doivent indiquer le slogan éducatif dans chacune de leur communication, ce slogan fait défaut dans le post en question.

Il a dès lors demandé aux parties concernées de mentionner le slogan éducatif requis par l'article 11.1 de la Convention, à savoir « Notre savoir-faire se déguste avec sagesse » conformément aux directives de l’Annexe B et à défaut, de ne plus diffuser le post en question.

A cet égard, il a noté que cette demande a été formulée auprès de l’influenceur concerné et qu’une attention particulière sera apportée pour que cette règle soit respectée dans le futur.

Suite

L’influenceur concerné a confirmé le respect de la décision et a ajouté le slogan éducatif.