INTER-BETON - 05/07/2016

Annonceur: 
INTER-BETON
Produit/Service: 
Inter-Beton
Média: 
Internet
Critères d'examen: 
Responsabilité sociale
Représentation de la personne/dignité humaine
Initiative: 
Consommateur
Catégorie: 
Biens et équipements industriels
Type de décision: 
Décision de modification ou d’arrêt
Date de clôture: 
Mardi, 5 juillet 2016
Description de la publicité

Sur le site, on voit le visage souriant d’une jeune femme, avec le texte « Je vous promets un petit extra aux enlèvements, demandez-le ! Julie ».

En-dessous, entre autres le texte suivant :
« A partir du 13 juin 2016, Julie vous propose un petit extra à chaque enlèvement. Passez vite nous voir pour votre stabilisé dans la centrale Inter-Beton la plus proche. »

Motivation de la plainte

Selon le plaignant, cette publicité, sans grande subtilité, associe la représentation féminine à la possibilité d'obtenir une faveur sexuelle.
C'est très dégradant, glauque et ne peut être justifié. Les femmes ne doivent plus être réduites à des objets sexuels dans la publicité.

Position de l'annonceur

L’annonceur a communiqué que, si le choix d’une jeune femme peut sembler à priori plus attirant pour la clientèle (ce qui en soi n’est pas condamnable), l’image n’est ni provocante ni suggestive et donc, n’est pas contraire aux bonnes mœurs.

Le slogan renvoie simplement à des gadgets offerts gratuitement aux clients, pour le lancement de la campagne publicitaire.

Décision du Jury

Le Jury a constaté que sur le site, on voit le visage souriant d’une jeune femme, avec le texte « Je vous promets un petit extra aux enlèvements, demandez-le ! Julie »

Le Jury est d’avis que l’image d’une femme qui dit en parlant à la première personne « Je vous promets un petit extra » contient clairement une allusion sexuelle et réduit les femmes à un objet de désir.

Le Jury est également d’avis que le visuel utilisé et le texte l’accompagnant ne présentent pas de lien avec les services de l’annonceur et qu’une image négative de la femme-objet est utilisée à des fins commerciales.

Le Jury a dès lors estimé que l’image transmise par la publicité est dénigrante pour la femme et porte atteinte à sa dignité humaine.

Compte tenu de ce qui précède et sur la base des articles 4, alinéa 1 et 12 du code de la Chambre de Commerce Internationale et du point 3 des Règles du JEP en matière de représentation de la personne, le Jury a dès lors demandé à l’annonceur de modifier la publicité et à défaut de ne plus la diffuser.

Suite

L’annonceur a modifié la publicité.