INNOCENT DRINKS - 09/05/2018

Annonceur: 
INNOCENT DRINKS
Produit/Service: 
Boissons innocent
Média: 
Affichage
Critères d'examen: 
Responsabilité sociale
Représentation de la personne/dignité humaine
Initiative: 
Consommateur
Catégorie: 
Boissons
Type de décision: 
Pas de remarque
Date de clôture: 
Mercredi, 9 mai 2018
Description de la publicité

L’affiche montre une bouteille de jus d’orange avec une mention en petites lettres et une flèche vers le produit : « parfait pour toute la famille (même votre belle-mère) ».

Motivation de la plainte

Le plaignant trouve que cette publicité rabaisse encore une fois la femme à un statut inférieur et sous-entend que toutes les belles-mères sont embêtantes, capricieuses, etc. Il se pose la question de savoir si on l’aurait dit pour un autre groupe social (même votre fils/fille/enfant handicapé/mari cancéreux/beau-père) et trouve que ça passe moins bien. Par contre, « même votre belle-mère », ça passe selon lui et ce serait la preuve que c'est une idée sexiste reçue et intégrée. Il a ajouté que ce type de slogan renforce cette image de la femme et qu’il n’est pas étonnant qu'après on ne les considère pas.

Position de l'annonceur

Le Jury a examiné la publicité en question dans le cadre des articles 4 et 6 de son règlement (voir www.jep.be, rubrique « Plus d’info – Règlement du Jury ») qui disposent qu’en cas d’irrecevabilité, d’infractions manifestes ou d’absence manifeste d’infractions, l’annonceur n’est pas invité à communiquer son point de vue.

Décision du Jury

Le Jury a constaté que l’affiche montre une bouteille de jus d’orange avec une mention en petites lettres et une flèche vers le produit : « parfait pour toute la famille (même votre belle-mère) ».

Selon le Jury, cette publicité tend à souligner que le produit convient à tous les membres de la famille, avec un clin d’œil à la belle-mère sans que celui-ci ne soit pour autant dénigrant ou dévalorisant.

Le Jury est d’avis que le consommateur moyen n’interprétera pas la publicité au premier degré comme perpétuant des stéréotypes allant à l’encontre de l’évolution de la société ou comme manquant de considération envers les femmes en général.

Il est également d’avis que l’affiche en question n’est pas de nature à porter atteinte à la dignité humaine d’un certain groupe de personnes et ne comporte pas non plus de discrimination fondée le sexe.

Compte tenu de ce qui précède, le Jury a estimé que la publicité n’est pas contraire aux Règles du JEP en matière de représentation de la personne et ne témoigne pas non plus d’un manque de juste sens de la responsabilité sociale dans le chef de l’annonceur.

A défaut d’infractions aux dispositions légales ou autodisciplinaires, le Jury a estimé n’avoir pas de remarques à formuler sur ces points.

Suite

A défaut d’appel, ce dossier a été clôturé.