IBSR - 24/10/2007

Annonceur: 
IBSR
Produit/Service: 
Tatouceinture.be
Média: 
Affichage
Critères d'examen: 
Responsabilité sociale
Décence et bon goût
Initiative: 
Consommateur
Catégorie: 
Autres biens et services
Type de décision: 
Pas de remarque
Date de clôture: 
Mercredi, 24 octobre 2007
Description de la publicité

Une affiche montre un petit garçon portant la « tatou-ceinture ». Texte à côté de la représentation du garçon « Maman, attache-toi ou je le dis à papa – tatouceinture.be ». En-dessous de l’annonce, 4 logos : « P&V », « jesuispour.be », « IBSR » et le logo de la Communauté européenne.

Une affiche montre une petite fille portant la « tatou-ceinture ». Texte à côté de la représentation de la petite fille « Papa, attache-toi ou je le dis à maman – tatouceinture.be ». En-dessous de l’annonce, 4 logos : « P&V », « jesuispour.be », « IBSR » et le logo de la Communauté européenne.

Motivation de la plainte

Il est navrant et immoral que du chantage soit mis dans la bouche des enfants. Cette forme de presse s’appelle une menace. Et s’y ajoute la délation. Les enfants trouveront inconsciemment le procédé naturel et celui-ci ne fera que renforcer les méthodes éducatives bien trop souvent déplorables qui leur sont appliquées. Il n’y a plus de limites aux moyens utilisés pour obtenir immédiatement ce que l’on désire.

Position de l'annonceur

L’annonceur a fait valoir que cette campagne a pour objectif de stimuler le port de la ceinture tant à l’avant qu’à l’arrière, pour les petits comme pour les grands. A terme, boucler sa ceinture doit devenir un geste routinier que l’on fait automatiquement. Le but poursuivi est de réduire le nombre de victimes de la route. L’affiche est à mettre en relation avec le spot TV dans lequel chaque fois qu’il fait une bêtise, Arthur s’entend dire « Arthur, je vais le dire à papa ». Plus tard quand il se retrouve dans la voiture en compagnie de son papa, il remarque que celui-ci n’a pas bouclé sa ceinture. En guise de clin d’œil à ce qu’on lui a répété pendant la journée, il le met alors en garde : « papa, mets ta ceinture ou je le dis à maman ». Il ne s’agit nullement de délation, mais simplement d’un trait d’humour du petit garçon qui est fier de montrer le bon exemple après avoir fait tant de bêtises et n’hésite pas à le faire remarquer à son papa. L’approche de la campagne s’inscrit entièrement dans la ligne de la stratégie suivie par l’IBSR depuis plusieurs années, qui consiste à interpeller les adultes par le biais des enfants. Par expérience, l’annonceur sait que les enfants peuvent avoir une grande influence sur le comportement des adultes. Il a expliqué que si l’enfant roi, de plus en plus présent dans la publicité, lui paraît préjudiciable d’un point de vue éducatif, il estime qu’il ne faut pas négliger cette influence positive que les enfants peuvent avoir sur les adultes, et notamment leurs parents, en ce qui concerne des thématiques auxquelles ils sont parfois plus sensibilisés, entre autres grâce à l’école : respect de l’environnement, santé, sécurité routière… C’est cet aspect que l’annonceur a voulu mettre en évidence en montrant des enfants qui font certes, une remarques à leurs parents, mais sous forme de clin d’œil. Il a estimé être loin de l’enfant dictateur qui menace ses parents. Enfin il a expliqué que cette campagne s’inscrit dans la continuité des 2 précédentes, dont les résultats ont été particulièrement positifs (taux de port de la ceinture est passé de 53% en 2003 à 76% en 2006). Les enquêtes ont montré que la campagne a été considérée comme positive.

Décision du Jury

Le Jury a d’emblée noté que l’objectif de cette campagne est de sensibiliser tant les adultes que les plus jeunes au port de la ceinture de sécurité, à l’avant et à l’arrière du véhicule. Il a estimé que dans le cadre de ces panneaux publicitaires, les mots mis dans la bouche des enfants ne peuvent être perçus par le consommateur moyen que comme un clin d’œil amusant pour les enfants et les adultes et non comme une menace/ délation des enfants à l’encontre de leurs parents.

Compte tenu de ce qui précède et à défaut d’infraction aux dispositions légales et/ou autodisciplinaires, le Jury a donc estimé n’avoir pas de remarques à formuler.