HÖRMANN - 23/10/2019

Annonceur: 
HÖRMANN
Produit/Service: 
Portes
Média: 
Radio
Critères d'examen: 
Responsabilité sociale
Initiative: 
Consommateur
Catégorie: 
Habitat et mobilier
Type de décision: 
Pas de remarque
Date de clôture: 
Mercredi, 23 octobre 2019
Description de la publicité

Le spot se déroule ainsi :
Homme : « Je suis rentré. »
Femme : « Mmm. »
Homme : « Quelque chose ne va pas ? »
Femme : « Non. »
Homme : « Mais si, quelque chose ne va pas. »
Femme : « Non ! »
Homme : « Mais allez, raconte. »
Femme : « Les voisins ont une nouvelle porte de garage, voilà. »
Homme : « Et alors ? »
Femme : « C’est une porte Hörmann. »
Homme : « C’est pas vrai ? »
Femme : « Si, c’est vrai. »
Homme : « Qu’est-ce qu’on va faire maintenant ? »
Femme : « Mais, je sais pas. »
Homme : « J’ai une idée, on n’a qu’à acheter une porte de garage et une porte d’entrée de Hörmann. »
Femme : « Olala, ça va pas leur plaire ça. »
Homme : « Non, ils ne vont pas être contents ! »

Motivation de la plainte

1) La plaignante est choquée par ce spot. Elle se demande quelles sont les valeurs qui sous-tendent une telle publicité et si c’est vraiment nécessaire de jouer sur des sentiments négatifs (jalousie, envie, conflit).

2) La plaignante reprend le scénario du spot en évoquant le dépit, la jalousie et la surenchère et désapprouve cette mentalité.

3) La plaignante et ses enfants sont scandalisés d'entendre cette publicité qui est tout sauf une contribution à un environnement mental sain et positif pour les Belges. Se référant au constat que de nombreuses personnes souffrent de burn-out et de dépression et que nous vivons dans une société dans laquelle les gens se sentent « obligés » pour « appartenir », elle se demande quelle pression cela signifie pour les personnes qui ne connaissent pas mieux et quel exemple c'est pour les enfants et les jeunes. Cela crée selon elle un sentiment d'infériorité - basé sur les apparences.

4) La plaignante trouve que le spot publicitaire et son message négatif ne sont pas propices à une société bonne et positive et est gênée par l'encouragement à devoir « dépasser » ses voisins. Elle a mentionné que le soleil peut briller pour tout le monde sans qu'il ne doive y avoir de compétition. Selon elle, de tels lavages de cerveau, comme le spot publicitaire, nuisent à l'éducation des jeunes et aux personnes qui sont influençables.

Position de l'annonceur

L'annonceur a tout d'abord voulu expliquer comment son spot a vu le jour. Il a notamment mentionné que sa marque est connue comme fournissant de portes de garage mais que tout le monde ne sait pas qu'il vend également des portes.
Il a donc choisi d'accorder une attention particulière aux portes dans sa campagne. Pour ce faire, il utilise à titre d'humour le cliché séculaire et reconnaissable « regarde ce que font les voisins ».
Il a communiqué que son intention n'était nullement d'inciter aux disputes ou à la jalousie envers les voisins.

Décision du Jury

Le Jury a pris connaissance du spot radio en question et des plaintes qui le concernent.

Il a constaté que ce spot, comme le reconnaît l’annonceur, utilise à titre humoristique le cliché éculé et reconnaissable de « regarde ce que font les voisins » pour faire la promotion de portes de garage et portes d’entrée.

Selon lui, la mise en scène est clairement à prendre au second degré et ne sera pas interprétée par le consommateur moyen dans le sens que lui donnent les plaignants.

Le Jury a dès lors estimé que la publicité concernée ne semble pas cautionner ou encourager de comportement antisocial et ne témoigne pas non plus d’un manque de juste sens de la responsabilité sociale de la part de l’annonceur.

A défaut d’infractions aux dispositions légales ou autodisciplinaires, le Jury a estimé n’avoir pas de remarques à formuler sur ces points.

Suite

A défaut d’appel, ce dossier a été clôturé.