HEALTH MATE - 20/11/2019

Annonceur: 
HEALTH MATE
Produit/Service: 
Sauna infrarouge
Média: 
Radio
Critères d'examen: 
Loyauté
Véracité
Autres
Initiative: 
Consommateur
Catégorie: 
Autres biens et services
Type de décision: 
Décision de modification ou d’arrêt
Date de clôture: 
Mercredi, 20 novembre 2019
Description de la publicité

Le spot radio se déroule ainsi :  
VO: “Dat onze infraroodsauna van Health Mate een weldaad voor lichaam en geest is, dat wist u al, maar af en toe ontdekken zelfs wij nog voordelen waar we niks van wisten.” 
Homme: “Dankzij onze Health Mate moet ik niet langer mee gaan shoppen met mijn vrouw.” 
VO: “Aah?” 
Homme: “Ja, ze kan nu plots weer in haar kleren van vroeger. Ja, die infraroodsauna die heeft mij al meer uitgespaard dan dat het mij gekost heeft.” 
VO: “Ok, Health Mate is nog voordeliger dan we zelf dachten. Health Mate, infraroodsauna’s sinds 1979.”  

Motivation de la plainte

Selon le plaignant, la publicité insinue qu’on peut perdre du poids grâce aux cabines infrarouge, quod non. Selon lui, on ne perd que de l’humidité (par la transpiration), ce qu’on reprend vite en buvant. Il trouve que c’est de la publicité mensongère.  

Position de l'annonceur

A l'appui de l'affirmation dans le spot relative à l’effet amincissant/amaigrissant de son produit, l'annonceur s'est d'abord référé à une "letter to the editor" publiée en 1981 dans le Journal of the American Medical Association (JAMA) et intitulée "Effect of Sweating" sur la perte de poids et de calories par la transpiration. Il a également communiqué que lors d'une séance dans un sauna infrarouge Health Mate, le corps se réchauffe de l'intérieur et on commence à transpirer parce que le corps essaie de dissiper cette chaleur. Selon lui, les preuves contenues dans le document en question sont encore toujours exactes en tant que telles.   
Suite à la demande du Jury de fournir des preuves plus spécifiques et plus récentes concernant l'effet amincissant/amaigrissant attribué au produit, l'annonceur a ensuite fait référence aux deux études suivantes : un article publié en 2010 intitulé "Do Far-infrared Saunas Have Cardiovascular Benefits in People with Type 2 Diabetes ?" et un article publié en 2001 intitulé "Repeated Thermal Therapy Improves Vascular Endothelial Function in Patients With Coronary Risk Factors".  

Décision du Jury

Le Jury a pris connaissance du spot radio en question et de la plainte qui le concerne. 

À ce sujet, il a tout d’abord estimé que le spot radio en question attribue bien, même implicitement, un effet amincissant/amaigrissant au produit promu. 

Cependant, le Jury a estimé que le matériel initialement soumis par l'annonceur (une "letter to the editor" publiée en 1981 en réponse à un article apparemment critique sur "effortless weight reduction" avec le titre "Effect of Sweating") était insuffisant pour justifier cette allégation de produit de manière adéquate.   

Il est également d’avis que les deux études communiquées par l'annonceur en réponse à sa demande de fournir des éléments de preuve plus spécifiques et plus récents concernant l'effet amincissant/amaigrissant revendiqué pour le produit (un article publié en 2010 intitulé "Do Far-infrared Saunas Have Cardiovascular Benefits in People with Type 2 Diabetes ?" et un article publié en 2001 intitulé "Repeated Thermal Therapy Improves Impaired Vascular Endothelial Function in Patients With Coronary Risk Factors") ne sont pas non plus de nature à étayer de manière adéquate l'allégation générale relative au produit figurant dans la publicité.   

Le Jury a donc dû constater que l'annonceur n'avait pas fourni de justification adéquate pour l'allégation en question.   

Il a donc estimé que l'annonceur, avec le spot radio en question, viole l'article 6 du Code de la Chambre de Commerce Internationale (Code ICC), qui stipule que "toute description, assertion ou illustration relative à un fait vérifiable dans une communication commerciale doit pouvoir être étayée" et que "cette justification doit être disponible de telle sorte que la preuve puisse être apportée sans délai et sur simple demande aux organismes d’autorégulation responsables de la mise en œuvre du Code". 

Compte tenu de ce qui précède et sur la base de la disposition susmentionnée, le Jury a donc demandé à l’annonceur de modifier la publicité et à défaut, de ne plus la diffuser. 

Suite

L’annonceur a confirmé qu’il modifiera le spot.