GAS.BE - 21/05/2021

Annonceur: 
GAS.BE
Produit/Service: 
Gaz
Média: 
Internet
Critères d'examen: 
Véracité
Environnement
Initiative: 
Consommateur
Catégorie: 
Energie et combustibles
Type de décision: 
Pas de remarque
Date de clôture: 
Vendredi, 21 mai 2021
Description de la publicité

Le publireportage avec le titre “Duurzaam verbouwen met gas: de sleutel voor een klimaatneutraal 2050” montre un dessin d’habitations avec des panneaux solaires et la mention “Hernieuwbare energie” (avec le dessin d’une prise électrique).

En dessous, le texte suivant :
“Hernieuwbare energie is de toekomst. Maar zal dat wel volstaan? Neen, zo blijkt. Vandaag is amper 12 procent van de Belgische energie hernieuwbaar. Om de klimaatdoelstellingen van 2050 te halen, moeten we dus ook andere duurzame energiebronnen aanspreken. Gelukkig is er gas: een duurzaam, betaalbaar en flexibel alternatief.”
“De uitstoot van broeikasgassen met 95 procent doen dalen tegen 2050: dat is de ambitie van de Europese Green Deal. De hoofdrolspeler in dit verhaal is hernieuwbare energie, maar met enkel wind, zon en waterkracht zullen we er jammer genoeg niet komen. We moeten dus ook uitkijken naar een ander, duurzaam alternatief. En dat hebben we: gas.
77% minder fijn stof
Gas heeft het imago vervuilend te zijn, maar is eigenlijk stukken groener dan stookolie. Zo heeft het een positief effect op het milieu en de luchtkwaliteit (minder CO2-uitstoot, minder fijn stof en NOX). Mocht iedereen die vandaag met mazout stookt overschakelen naar gas, zou dat dus een immens verschil maken.
Aardgas verdient ook bonuspunten voor zijn transport. In tegenstelling tot mazout - dat met vrachtwagens aan huis wordt geleverd - komt aardgas geruisloos je woning binnen via pijpleidingen. Hierdoor worden er geen extra broeikasgassen uitgestoten en worden onze drukke verkeersaders ontlast.
Bespaar tot 700 euro per jaar
Om het maximum uit je gasinstallatie te halen, is een zuinige condensatieketel onmisbaar. Die kan je herkennen aan het energielabel A. Aangezien deze ketels je gas optimaal gebruiken, heb je gemiddeld 40 procent minder gas nodig dan met een oude ketel. Dat is niet alleen goed nieuws voor het milieu, maar ook voor je portemonnee.
Wie een ketel van meer dan 20 jaar oud vervangt door een nieuw model, ziet zijn jaarlijkse factuur al gauw met 700 euro dalen. Aangezien je een condensatieketel al aanschaft voor zo’n 2.600 euro, kan die investering zich binnen de vier jaar terugbetalen. Wie daarbovenop een vervangpremie op www.gas.be aanvraagt, kan ook minstens 500 euro terugtrekken.
Duurzamer verwarmen of efficiënte en duurzame combinaties om te verwarmen
Combineer je een condenserende gasketel met hernieuwbare energie zoals een zonneboiler, elektrische of gaswarmtepomp? Dan haal je nog een hoger rendement en verwarm je je woning duurzaam en efficiënt. Zo maak je je installatie niet alleen klaar voor de toekomst, maar gebruik je ook op elk moment de juiste verwarmingsbron. Je ketel neemt het met andere woorden over op koudere dagen of dagen met weinig zonlicht. Dankzij de interactie tussen de verschillende energiebronnen ben je op elk moment zeker van een zo laag mogelijke energiekost. Bovendien veroorzaak je een lagere CO2-uitstoot dan wanneer je enkel een klassieke verwarmingsinstallatie zou gebruiken. Als je woning goed geïsoleerd en je warmtevraag beperkt is, kan je een gaswarmtepomp overwegen. Een gasabsorptiewarmtepomp zorgt net zoals een elektrische warmtepomp voor verwarming en productie van warm water, maar in plaats van elektriciteit te gebruiken, wek je warmte op met een gasbrander.
Groen gas
Maar het allergrootste voordeel van gas?
De aansluiting op het gasnet zorgt ervoor dat je later eenvoudig kan overstappen op groen gas, gewonnen uit organisch of mestafval. Dit vergt weinig of geen aanpassing: Onze pijpleidingen zijn perfect geschikt om ook groen gas naar jouw huis te brengen en je gascondensatieketel werkt net zo goed met deze groene alternatieven. Groen gas is dus een uitstekende oplossing die de vergroening van de energiemarkt betaalbaar maakt. Wist je dat momenteel al enkele gezinnen zich verwarmen via groen gas?
Daarnaast lopen er momenteel veelbelovende testen met waterstof, al zullen we daar nog even op moeten wachten. Maar wanneer het er komt, kunnen we er meteen mee aan de slag. Kiezen voor gas is dus kiezen voor duurzaamheid - vandaag al, maar zeker ook morgen!
Klaar om duurzamer en goedkoper te stoken? Ontdek alles over gas op www.gas.be.”.

Motivation de la plainte

Selon le plaignant, l’annonce est pour le moins source de confusion mais en réalité aussi incorrecte.
Tout d'abord, il ne comprend pas pourquoi la page s'ouvre avec une image sur les énergies renouvelables alors qu'elle est et reste une publicité pour le gaz. Plus loin sur la page, on parle certes d’énergies renouvelables, comme une technologie complémentaire potentielle pour le gaz, mais cela n'est pas clarifié ou expliqué par l'image. Or, à de nombreux égards, les énergies renouvelables sont à l'opposé du gaz, ce qui lui donne l'impression qu'il s'agit ici de "greenwashing".
Se référant aux deux premiers paragraphes du texte, il a ensuite mentionné que l'annonce pose vraiment problème lorsque le gaz est présenté comme durable. Il s'est référé aux définitions de ce concept ("polluer l'environnement le moins possible", "relativement respectueux de l'environnement", "économe en ressources") et a fait valoir que le gaz n'est en aucun cas durable selon cette définition.
Il s'agit d'un combustible fossile, qui émet effectivement deux fois moins de CO2 que le charbon ou le mazout (comme l'indique correctement la publicité), mais 40 fois plus que les énergies renouvelables ou le nucléaire. Le GIEC affirme également très clairement que tous les combustibles fossiles, y compris le gaz, font partie du problème du changement climatique et que leur utilisation doit être progressivement abandonnée dès que possible si nous voulons atteindre les objectifs climatiques. Pour ces raisons, il est selon lui non seulement trompeur mais également erroné de présenter le gaz comme une source d'énergie renouvelable.
Selon le plaignant, le texte suggère que le gaz (et davantage de gaz) contribuera à la réduction des émissions de gaz à effet de serre et cela est trompeur, voire erroné. D'un côté de l'équation, c'est tout à fait vrai (remplacer tout le mazout existant par du gaz et il y a effectivement une réduction de 50 % des émissions) mais il fait valoir que ce n'est que la moitié de l'équation. L'autre moitié de l'équation est : remplacer tout le gaz par des alternatives à faible taux de CO2 (renouvelables ou nucléaires), qui émettent non pas la moitié mais 40 fois moins de CO2, et ce n'est qu'à ce moment-là qu'il y a une réduction significative des émissions. En d'autres termes, dans une perspective plus large et dans l'ensemble de l'équation, le gaz est plutôt une partie du problème et non la solution. 

Position de l'annonceur

L’annonceur a tout d’abord évoqué le contexte historique de son approche en termes de communication ainsi que le cadre de son publireportage qui ne parle pas de gaz naturel mais bien de gaz (tous gaz confondus) et qui souligne aussi la montée en puissance progressive du gaz renouvelable qui contribue à la neutralité carbone. L'énergie renouvelable est évoquée dans l'article non seulement au niveau de la verdurisation de la source (gaz renouvelable) mais aussi au niveau des applications (combinaison d'une chaudière à condensation avec un boiler solaire ou une pompe à chaleur). Il s'agit de chauffage des habitations. Ces dernières sont reproduites sur l'illustration de couverture avec des panneaux solaires, auxquels il est fait allusion dans l'article (boiler solaire). La visualisation de l'énergie renouvelable passe souvent par une photo ou des dessins de panneaux solaires.
Selon le plaignant, le gaz serait à l'opposé de l'énergie renouvelable. L'article souligne le contraire : combinaison avec les énergies renouvelables et gaz renouvelable.
En ce qui concerne la Life Cycle Analysis (LCA), plusieurs études récentes mettent en exergue un bilan plus positif pour le gaz naturel par rapport au pétrole en termes d'émissions de gaz à effet de serre. Les émissions de la chaîne gazière sont minimes (0,6 % de l'ensemble des émissions de gaz à effet de serre de l'Union Européenne) et en constante réduction.
Produire et utiliser le gaz de la manière la moins nocive pour l'environnement est un engagement permanent de l'industrie gazière. Si on regarde attentivement les cycles de vie des énergies renouvelables et de l'énergie nucléaire, les émissions de gaz à effet de serre sont loin d'être négligeables. Au lieu de ne privilégier qu'une solution technologique, le bon sens écologique suggère plutôt selon l’annonceur de déployer un large éventail de solutions qui permettent d'arriver dans les délais prévus à la décarbonation de notre société. Le gaz, en termes de source d'énergie et en combinaison avec des énergies renouvelables, est un des outils à notre disposition. A terme, le gaz naturel classique sera remplacé par du gaz renouvelable et des solutions de capture, de stockage et de valorisation du CO2 seront déployées à grande échelle. Mais dans le cadre de la transition énergétique, le gaz classique aura encore un rôle important à jouer, conformément au European Green Deal et au Plan National Energie Climat belge. Remplacer d'anciennes chaudières mazout ou gaz par de nouvelles chaudière gaz combinées par exemple à des pompes à chaleur électrique est une façon rapide et peu coûteuse de diminuer les émissions de gaz à effet de serre.
Par ailleurs, l'article ne suggère selon lui pas d'utiliser plus de gaz mais de l'utiliser là où il apporte une plus-value pour le particulier en termes économique et environnemental. La consommation de gaz est appelée à diminuer de manière continue dans le secteur résidentiel (-20 % d'ici 2030 et -50% d'ici 2050). Le gaz restant sera essentiellement du gaz renouvelable ou bas carbone. L’annonceur insiste également dans l'article sur le rôle premier que joueront les énergies renouvelables dans la décarbonation et sur la complémentarité des solutions. Contrairement à ce que le plaignant affirme, il avance qu’il n’écarte pas la solution renouvelable mais confirme son rôle prépondérant, l’intègre dans les solutions hybrides et souligne le rôle croissant que le gaz renouvelable jouera à l'avenir. Le gaz est selon lui une partie de la solution et il n'affirme nulle part que c'est la solution.
Il conclut en affirmant que l'article n'entraîne pas de confusion dans l'esprit du lecteur et que les informations mentionnées sont correctes.
Il s'agit d'un article promotionnel en faveur du gaz et de ses applications dans le but de convaincre des clients de faire ce choix.

Décision du Jury

Le Jury a pris connaissance du publireportage et de la plainte qui le concerne.

Il a tout d’abord précisé qu’il se limite à examiner le contenu publicitaire en question sans se pencher sur le débat autour des différentes sources d’énergie, qui ne relève pas de sa compétence.

Suite à la réponse de l’annonceur, le Jury a bien noté que le publireportage ne parle pas que de gaz naturel mais de gaz, tous gaz confondus, y compris le gaz renouvelable et qu’il souligne le rôle croissant du gaz renouvelable qui contribue à l’objectif de neutralité carbone.

En ce qui concerne le visuel montrant entre autres des habitations avec des panneaux solaires, le Jury a constaté que celui-ci illustre un article dont le titre porte sur le fait de rénover de manière durable avec le gaz pour tendre à la neutralité climatique. Quant à l’énergie renouvelable dont la mention est présente sur le visuel, le Jury a noté que l’article l’évoque au niveau du gaz renouvelable en tant que source d’énergie et au niveau de ses applications comme par exemple la combinaison d'une chaudière à condensation avec un boiler solaire ou une pompe à chaleur.

Il est donc d’avis que l’utilisation de cette image n’est pas déplacée pour illustrer l’article en question et n’est pas non plus source de confusion.

Il est également d’avis que qualifier le gaz de durable dans ce contexte, où le gaz est présenté comme un des éléments à prendre en considération dans la transition énergétique, notamment dans la combinaison des nouvelles chaudières avec des technologies renouvelables, ne constitue pas une affirmation trop absolue.

Selon le Jury, le propos est en effet nuancé dans le cadre de ce publireportage qui explique suffisamment le rôle que peut jouer le gaz dans le contexte décrit.

Il a donc estimé que la publicité en question n’est pas de nature à induire le consommateur moyen en erreur sur ce point et ne sollicite pas abusivement les préoccupations de la société en matière d’environnement.

A défaut d’infractions aux dispositions légales ou autodisciplinaires, le Jury a dès lors estimé n’avoir pas de remarques à formuler sur ces points.

Suite

A défaut d’appel, ce dossier a été clôturé.