FRIESLANDCAMPINA BELGIUM - 30/09/2015

Annonceur: 
FRIESLANDCAMPINA BELGIUM
Produit/Service: 
Cécémel
Média: 
Radio
Critères d'examen: 
Autres
Initiative: 
Consommateur
Instance officielle
Catégorie: 
Boissons
Type de décision: 
Pas de remarque
Date de clôture: 
Mercredi, 30 septembre 2015
Description de la publicité

Spot 1:
VO: « Il y a des moments… »
Maman: « Allez, il est temps d’aller dormir. »
Enfant: « Je peux encore avoir un Cécémel ? »
Maman: « Bon, d’accord. »
Enfant: « Yes. »
VO: « … qui ne changeront jamais. »
Femme: « Allez, on va se coucher. »
Homme: « Encore un petit Cécémel non ? »
Femme: « Bon, d’accord. »
Homme: « Yes. »
VO: « Cécémel. A savourer à tout moment. »

Spot 2:
VO: « Il y a des moments… »
Enfant 1: « Salut. »
Enfant 2: « Salut. »
Enfant 1: « On échange ma pomme contre ton Cécémel ? »
Enfant 2: « Non. »
Enfant 1: « Tu es sûr ? »
Enfant 2: « Oui. »
VO: « …qui ne changeront jamais. »
Homme: « Salut. »
Femme: « Salut. »
Homme: « Dit, on échange ma pomme contre ton Cécémel ? »
Femme: « Non. »
Homme: « Tu es sûr ? »
Femme: « Oui. »
VO: « Cécémel. A savourer à tout moment. »

Motivation de la plainte

1) Selon le plaignant, la publicité encourage la consommation d'une boisson sucrée par de jeunes enfants au moment du coucher et ceci est choquant et irresponsable d'un point de vue de santé publique (santé des dents et problème de surpoids).

2) Dans la publicité, un enfant souhaite échanger sa pomme contre le Cécémel d’un autre, qui refuse. Le plaignant a souligné qu’à une heure d'audience par des enfants, il n'est pas éthique de leur laisser sous-entendre qu'un Cécémel est meilleur qu'une pomme, particulièrement en mettant deux enfants en scène.

3) Le plaignant a communiqué que, à l’heure où nous ne cessons de faire la promotion d’une alimentation saine, composée de cinq fruits et légumes par jour, en vue de lutter contre l’obésité notamment infantile, cette publicité incite exactement à adopter un comportement inverse. Le comportement incité par la publicité en question est contraire à celui recommandé par les professionnels de la santé, et promu par des campagnes telles que « manger-bouger ».
Sans vouloir diaboliser les qualités nutritives du produit en question, qui contient par ailleurs du lait, un élément bon pour la croissance des plus jeunes, nous ne pouvons par contre occulter qu’il s’agit d’un aliment sucré à classer dans le répertoire des « plaisirs gourmands », à consommer avec modération. Le plaignant déplore cette mise en opposition d’un aliment « plaisir » et d’un autre «santé » à travers ce message publicitaire, alors que la consommation du second vient justement contrebalancer la dégustation du premier dans le cadre d’une alimentation équilibrée.

Position de l'annonceur

L’annonceur a communiqué que les spots soulignent de manière humoristique que certaines choses restent identiques même dans une société qui change très vite et indiquent aussi la longue histoire des produits de l’annonceur.

Le premier spot n’implique d’aucune manière que l’enfant va dormir sans se brosser les dents mais fait uniquement allusion à la consommation de lait chocolaté le soir. Cette boisson laitière n’est pas une friandise sucrée dont la publicité à la télévision doit comporter le pictogramme d’une brosse à dents, conformément à l’article 69 du décret relatif à la radiodiffusion et à la télévision du 27 mars 2009.

En ce qui concerne le deuxième spot, ce n’est pas du tout l’intention de l’annonceur de comparer la pomme avec le Cécémel et encore moins d’inciter le consommateur à remplacer la pomme par du Cécémel. Avec ce spot, il ne fait pas non plus de comparaison entre ces deux produits en ce qui concerne leur valeur nutritive. Ce produit laitier est un coupe-faim responsable aussi bien dans la cour, où à côté des fruits les biscuits et les friandises sont aussi courants, que plus tard au travail.

En ce qui concerne la problématique de l’obésité, l’annonceur tient à souligner que les produits laitiers font partie d’une alimentation saine. Il estime que les spots ne contiennent pas d’éléments qui inciteraient à adopter de mauvaises habitudes alimentaires. L’annonceur commercialise aussi les produits Cécémel maigres. Les spots ne contiennent pas d’encouragement à consommer du Cécémel de manière excessive. Ce n’est pas non plus une publicité qui vise spécifiquement les enfants.

L’annonceur a un profond respect pour la publicité honnête et responsable et encourage les initiatives comme le code Fevia, le Belgian Pledge, le code ICC, etc. et souscrit à ceux-ci. Il est donc d’avis que cette publicité n’est pas trompeuse et est éthiquement responsable.

Décision du Jury

Tout d’abord, le Jury a souligné que sa compétence se limite au contenu de la publicité en question et qu’il ne se prononce pas quant au produit dont il est fait la promotion.

Le Jury a constaté que les deux spots radio concernés évoquent des situations où on consomme le produit en question, à titre d’exemple pour illustrer l’idée suivante: « Il y a des moments qui ne changeront jamais. ».

Le Jury est d’avis que ces spots ne contiennent pas d’encouragement à consommer le produit régulièrement et qu’ils ne contiennent pas non plus d’éléments qui inciteraient des enfants ou des adultes à adopter de mauvaises habitudes alimentaires.

Le Jury a donc estimé que les spots n’encouragent pas et ne justifient pas une consommation excessive et ne dénigrent pas la promotion en faveur d’habitudes alimentaires saines et équilibrées.

A défaut d’infractions aux dispositions légales ou autodisciplinaires, le Jury a dès lors estimé n’avoir pas de remarques à formuler sur ce point.

Suite

A défaut d’appel, ce dossier a été clôturé.