ETHIAS - 22/04/2015

Annonceur: 
ETHIAS
Produit/Service: 
Assurance auto
Média: 
Télévision
Critères d'examen: 
Représentation de la personne/dignité humaine
Initiative: 
Consommateur
Catégorie: 
Finance et assurances
Type de décision: 
Pas de remarque
Date de clôture: 
Mercredi, 22 avril 2015
Description de la publicité

Le spot montre la figure 3D d’une femme dont les seins bougent de haut en bas quand elle marche. Elle est en train de parler du fait qu’elle ne paie pas de franchise chez Ethias quand tout à coup elle se rend compte que ce n’est pas elle qui se trouve devant la caméra, mais sa version 3D.

Texte à l’écran: « Nathalie Meskens – Ethias klant ».
VO: « Hey, ik ben Nathalie. Ik zit bij Ethias en ik betaal geen franchise op mijn auto. Huh, allez jong, ben ik da? Goh, op TV is mijne kop al dikker en in 3D is ’t precies een meloen. En hier (met haar handen op haar borsten), hohoho over meloenen gesproken, da’s 4D, allez 8D dan. Hihi. »

Ensuite, elle tombe à plat ventre sur sa poitrine et montre en riant une affiche avec le texte « -20% op uw omnium ».

Motivation de la plainte

Selon le plaignant, il s’agit ici d’une image sexiste de la femme, même s’il s’agit d’une animation. En s’excusant pour le vocabulaire utilisé, il se demande pourquoi on ne montre pas un homme avec des énormes testicules.

Position de l'annonceur

L’annonceur a communiqué que le but du spot TV est d’informer les spectateurs de manière claire et simple du fait qu’Ethias a une solution pour une problématique qui inquiète le public: il n’est pas logique de devoir payer une franchise lors d’un accident quand on paie déjà une prime pour une assurance tous risques.

Depuis des années déjà, ses publicités consistent à raconter une situation de manière humoristique et caricaturale. Cette année, l’annonceur donne la parole à ces clients en les transformant dans les figures 3D bien connues d’Ethias.
Cette campagne est la première campagne réalisée en collaboration avec de « vrais clients » dont deux « Bekende Vlamingen ».

Le spot TV auquel se réfère la plainte a été réalisé avec Nathalie Meskens qui, en collaboration avec un team de professionnels, a intégré dans le spot une partie de son propre humour.

La plainte concerne le fait qu’il s’agit à nouveau d’une femme qui est représentée de cette façon. L’annonceur aimerait préciser qu’il y avait un autre spot TV avec Monsieur Gunter Lamoot, qui a aussi utilisé une partie de son humour dans le spot TV.

L’annonceur effectue systématiquement des posttests sur ses campagnes: elles sont toujours très appréciées par le public, ce qui était également le cas pour cette campagne. Grâce à l’humour, le message est transféré de façon chouette et ludique. Cependant, il n’est pas toujours possible de satisfaire tout le monde.

L’annonceur n’a jamais eu pour but de choquer les gens.

Décision du Jury

Le Jury a noté que le spot TV montre une figure 3D de Nathalie Meskens qui parle, en riant entre autres de sa poitrine.

Suite à la réponse de l’annonceur, le Jury a noté que cette campagne a été réalisée en collaboration avec deux « Bekende Vlamingen », qui ont utilisé une partie de leur humour dans le spot TV et qu’il y a aussi un autre spot avec Monsieur Gunter Lamoot.

Le Jury est d’avis que le ton du spot TV est suffisamment humoristique et caricatural pour ne pas être pris de manière négative par la majorité du public.

Dans ce contexte, le Jury a estimé que le spot ne porte pas atteinte à la dignité de la femme.

Le Jury a également estimé que la publicité n’est pas de nature à être considérée comme sexiste envers la femme par le consommateur moyen.

Le Jury a dès lors estimé que le spot n’est pas en infraction avec les Règles du JEP en matière de représentation de la personne.

A défaut d’infraction aux dispositions légales et autodisciplinaires, le Jury a estimé n'avoir pas de remarques à formuler sur ce point.

Suite

A défaut d’appel, ce dossier a été clôturé.