DV RENTAL - 06/07/2017

Annonceur: 
DV RENTAL
Produit/Service: 
Location de semi-remorques
Média: 
Affichage
Critères d'examen: 
Responsabilité sociale
Représentation de la personne/dignité humaine
Initiative: 
Consommateur
Catégorie: 
Véhicules à moteur et accessoires
Type de décision: 
Décision de modification ou d’arrêt
Date de clôture: 
Jeudi, 6 juillet 2017
Description de la publicité

La photo à l’arrière du semi-remorque montre deux femmes en soutien et string noirs appuyées l’une contre l’autre.
En haut à gauche, le slogan “Want to rent me?”.

Motivation de la plainte

Selon le plaignant, cette publicité renvoie incontestablement à la ‘location’ de femmes comme objets sexuels. La femme est ici mise sur le même pied que la location d’un semi-remorque.
Il trouve la publicité dégoutante, offensante, dénigrante pour toutes les femmes et pour tous les hommes qui tendent à une égalité humaine et à une dignité pour tous. Selon lui, ceci n’a rien à voir avec l’émancipation sexuelle ni avec la liberté d’expression, au contraire.  

Position de l'annonceur

L’annonceur a communiqué que la publicité n’a rien à voir avec la location de femmes. Il pense que la personne qui a introduit la plainte n’a pas bien lu qu’il s’agit de la location de semi-remorques.
La seule chose qu’il veut, c’est de sauter aux yeux. Il est d’avis que nous sommes confrontés tous les jours avec ce genre d’images et que le fait qu’il fasse la promotion de ses services avec une photo de femmes ne veut pas dire qu’il n’a pas de respect pour la femme. Il a une société progressiste que tout le monde respecte et qui donne à chacun la chance de la liberté d’expression.

Décision du Jury

 Le Jury a constaté que la publicité à l’arrière du semi-remorque en question montre la photo de deux femmes en soutien et string noirs appuyées l’une contre l’autre, avec en haut à gauche le slogan “Want to rent me?”.

Le Jury est d’avis que l’utilisation de l’image de ces femmes ne présente aucun lien avec le service concerné - la location de semi-remorques -  et que la publicité réduit ainsi la femme à un objet.

Le fait que le but serait simplement de sauter aux yeux et de faire référence à la location de semi-remorques, comme l’argumente l’annonceur, n’est pas suffisant selon le Jury pour établir ainsi de manière plausible un lien entre l’image et le service promu, qui justifierait l’utilisation du visuel statique et isolé.

Compte tenu de la manière dont les femmes sont représentées en l’espèce, en combinaison avec le slogan et avec le jeu de mots sexuel clair, le Jury a également estimé que la publicité est dénigrante pour la femme et porte atteinte à sa dignité humaine.

Sur la base des articles 4, alinéa 1 et 12 du Code de la Chambre de Commerce Internationale et des points 2, 3 et 4 des Règles du JEP relatives à la représentation de la personne, le Jury a dès lors demandé à l’annonceur de modifier la publicité et à défaut, de ne plus la diffuser.

Suite

À défaut de réaction positive de l’annonceur, le dossier a été porté à la connaissance du Conseil de la Publicité conformément à l’article 11 du règlement du JEP.