DPG MEDIA - 18/12/2019

Annonceur: 
DPG MEDIA
Produit/Service: 
Spaargids.be
Média: 
Radio
Critères d'examen: 
Responsabilité sociale
Représentation de la personne/dignité humaine
Initiative: 
Consommateur
Catégorie: 
Culture et éditions
Type de décision: 
Pas de remarque
Date de clôture: 
Mercredi, 18 décembre 2019
Description de la publicité

Le spot radio se déroule ainsi :
Homme: “Ja, de vrouw van mijn leven gevonden. 25 is ze.”
Femme: “Pralinneke?”
Homme: “Nee, nee dank u. Mijne suiker.”
Femme: “Sigaretje schat?
Homme: “Nee, dank u schatteke. Ik rook niet. Ja, en zo”
Femme: “Seg, maar strakskes gaan we parachutespringen eh?”
Homme: “Euh, ja?”
Femme: “Ja, ik heb zelf uw parachute al ingepakt.”
Homme: “Maar allez, hoort dat nu. Da’s toch een lieveke eh.”
VO: “Gelukkig maakte Willy voor zijn levensverzekering wel de juiste keuze. Want dankzij spaargids.be vond hij in enkele kliks het interessantste aanbod op de markt. Vergelijk zelf op spaargids.be. Er zit meer in uw geld.”

Motivation de la plainte

1) La plaignante a communiqué que ce spot lui rappelle le meurtre en parachute qui a récemment refait la une des journaux. L'accusé du meurtre aurait saboté le parachute de sa rivale amoureuse. Selon elle, ce spot y fait référence et elle trouve cela inapproprié.

2) La plaignante trouve cette publicité non respectueuse de la femme (la femme en tant que «golddigger»). De plus, la publicité fait également référence selon elle au prétendu meurtre en parachute, ce qui lui semble inapproprié.

Position de l'annonceur

Tout d'abord, l'annonceur a communiqué que l'idée qui sous-tend toutes les publicités de cette campagne est la même partout. Quelqu'un fait manifestement le mauvais choix (une voiture peu pratique, un mauvais investissement dans la monnaie en ligne, l'achat d'une maison à côté d'une voie ferrée, quelqu'un qui enlève un mur de soutènement lors d'une rénovation ou - dans ce spot radio - une partenaire beaucoup plus jeune qui en a après l'argent de son mari, ...). Il s'efforce toujours de faire comprendre qu'en matière financière, les gens peuvent éviter de prendre une décision imprudente en comparant les produits (financement le plus intéressant, assurance vie la plus rentable, ...) - où le monopole des décisions imprudentes n'est pas détenu par un sexe particulier. En particulier pour un spot radio, il est très courant selon lui d'ajouter une touche d'humour pour renforcer le message. Ce spot radio traduit de manière ludique un dialogue fictif sur les choses du quotidien entre une femme rusée et un homme un peu boudeur, ce qui l'amène ensuite à recommander spaargids.be.

Il a ensuite fait valoir que le spot radio qui fait l'objet des plaintes suggère qu'une femme tente de tuer son mari en sabotant son parachute. Le "meurtre en parachute" de 2006, qui a fait l'objet d'un jugement en 2010, n'a en rien inspiré ce spot. Ce meurtre en parachute tournait autour du triangle amoureux qui s'est terminé de façon dramatique et où un parachute a été saboté. Ce n'est pas parce qu'il est question d’un tel sabotage dans le spot que celui-ci fait également référence à cette affaire d'assises. Selon l'annonceur, ce n'est qu'une des nombreuses variantes de la série de spots pour illustrer qu'il est important de bien réfléchir et de façon rationnelle aux choix importants de sa vie, comme un partenaire de vie fiable et donc aussi un produit financier de qualité.

Enfin, en ce qui concerne l'objection selon laquelle le spot radio serait également hostile aux femmes, l'annonceur a estimé que dans le cas du spot sur le guide d'épargne, il n'est pas question de sexisme. Selon lui, il s'agit d'une caricature évidente et innocente d'un couple. La femme est peut-être présentée de manière peu flatteuse comme une femme avide d'argent mais l'image de l'homme n'est pas très belle non plus, à savoir un homme faible sans force de caractère. Cette image est clairement éloignée de la pratique quotidienne moyenne, et heureusement.

Décision du Jury

Le Jury a pris connaissance du spot radio en question et des plaintes qui le concernent.

Le Jury a constaté que dans ce spot pour la promotion d’un site de services de l’annonceur, où on peut entre autres trouver des informations sur les assurances vie, on entend un dialogue fictif entre un homme et la nouvelle femme de sa vie qui lui offre certains produits et une activité, à savoir un saut en parachute.

Le Jury est d'avis que l'utilisation humoristique de l'exagération ressort suffisamment clairement de ce spot pour qu'il ne soit pas compris par le consommateur moyen dans le sens que lui donnent les plaignants.

Il est notamment d'avis que le spot se limite à citer le saut en parachute comme une activité qui, pour diverses raisons, peut présenter un risque pour la santé, sans pour autant évoquer à tort une affaire judiciaire existante ou encourager ou cautionner un comportement violent.

Il est également d'avis que le spot est clairement une représentation caricaturale tant de la femme que de l'homme, sans que l'annonceur soit toutefois réputé dénigrer ou exprimer une opinion négative sur les femmes ou les relations homme-femme en tant que telles.

Compte tenu de ce qui précède, le Jury a estimé que ce spot radio n’est pas contraire aux Règles du JEP en matière de représentation de la personne et ne témoigne pas non plus d’un manque de juste sens de la responsabilité sociale dans le chef de l’annonceur sur ces points.

A défaut d’infraction aux dispositions légales et autodisciplinaires, le Jury a estimé n'avoir pas de remarques à formuler sur ces points. 

Suite

A défaut d’appel, ce dossier a été clôturé.