DPG MEDIA - 15/09/2020

Annonceur: 
DPG MEDIA
Produit/Service: 
Radio Willy
Média: 
Télévision
Critères d'examen: 
Responsabilité sociale
Initiative: 
Consommateur
Catégorie: 
Culture et éditions
Type de décision: 
Pas de remarque
Date de clôture: 
Mardi, 15 septembre 2020
Description de la publicité

Le spot montre un homme qui se réveille dans une voiture avec un matelas enroulé à côté de lui, il met des céréales dans sa bouche avec ses mains et allume la radio.
Ensuite, on voit que la voiture est garée dans l'allée d'une maison, l'homme s’assied d'abord dans une petite piscine gonflable, puis crie par la fenêtre de la voiture, après quoi on le voit assis sur une chaise sur le toit de la voiture, sautant sur le toit de la voiture et urinant contre la haie.
Quand la nuit tombe, on le voit d'abord dormir sur le sol puis danser devant la voiture, après quoi il continue à faire la fête dans la voiture avec un stroboscope. Le lendemain matin, il sort de la voiture en slip et s'allonge sur le capot. À l’écran apparaît le texte : “Rock Willy – Met Marcel Vanthilt”.
VO Marcel Vanthilt: “Deze zomer helaas geen festivals. Maar gelukkig wel Rock Willy waar u de festivalmuziek wel hoort. Van maandag tot donderdag om 16u, bij Willy. Willy, music matters.”

Motivation de la plainte

Selon le plaignant, cette publicité avec des images telles que sauter sur le toit d'une voiture et uriner en public, n'est vraiment pas acceptable car elle donne l'exemple aux jeunes, qui pensent que tout cela est permis.

Position de l'annonceur

L'annonceur a communiqué que Willy est une radio digitale destinée aux amateurs de musique et que le spot s'inscrit dans l'ambiance des festivals d'été. Malheureusement, le virus COVID 19 a un impact important sur les nombreux festivals de musique. Les jeunes et moins jeunes passionnés de musique qui, les années précédentes, attendaient ces festivals avec enthousiasme, ne pouvaient désormais que rêver de festivals. "Les festivals manquent à tout le monde" était donc le point de départ de la campagne publicitaire de Willy cet été.
Le spot montre un jeune homme faisant toutes sortes de choses que de nombreux festivaliers font également - que nous les approuvions ou non : il avale des céréales sans lait pour le petit-déjeuner, se baigne dans une piscine gonflable, chante à tue-tête au son de la musique dans sa voiture dans laquelle il a même installé un stroboscope, urine contre la haie, etc. Lorsque la caméra fait un zoom arrière, il s'avère que lui et sa voiture se trouvent juste dans l'allée de sa maison alors que l'homme se comporte comme s'il était à un festival de rock avec des milliers d'autres personnes. Puis une voix off dit : “Deze zomers helaas geen festivals. Maar gelukkig wel Rock Willy waar u de festivalmuziek wel hoort”.
L'annonceur est persuadé que le téléspectateur comprend très bien l'humour du spot, et également que le spot est une exagération caricaturale du comportement d'un festivalier. À aucun moment il n'est suggéré que ce comportement est "normal" ou exemplaire.
L'approche est claire selon lui : imaginez que les festivals de musique manquent tellement aux gens que, par désespoir ou par nostalgie, ils feraient dans un contexte complètement différent les mêmes choses qu'ils ne feraient autrement que lors de festivals. Selon lui, le téléspectateur moyen n'y voit pas un message qui donne un mauvais exemple aux jeunes.

Décision du Jury

Le Jury a pris connaissance du spot TV en question et de la plainte qui le concerne.

Il a constaté que ce spot pour la promotion d'une station de radio répond au fait que les festivals d'été n'ont pas pu avoir lieu en raison de la crise du corona, en montrant un homme qui, dans l'allée de sa maison, adopte divers comportements pouvant être associés à la participation à un festival.

Le Jury est d’avis que l'utilisation humoristique de l'exagération est suffisamment manifeste dans ce spot pour qu’il ne soit pas compris par les téléspectateurs jeunes et moins jeunes comme une approbation par l'annonceur de tous les comportements du protagoniste du spot ou comme une représentation d'un comportement à imiter.

Il a donc estimé que le spot en question n’est pas de nature à tolérer ou à encourager un comportement illégal ou antisocial et ne témoigne pas non plus d’un manque de juste sens de la responsabilité sociale dans le chef de l’annonceur.

A défaut d’infraction aux dispositions légales et autodisciplinaires, le Jury a estimé n'avoir pas de remarques à formuler sur ces points. 

Suite

A défaut d’appel, ce dossier a été clôturé.