DIRECTSAMEN.BE - 17/07/2008

Annonceur: 
DIRECTSAMEN.BE
Produit/Service: 
Directsamen
Média: 
Quotidien
Critères d'examen: 
Représentation de la personne/dignité humaine
Autres
Initiative: 
Consommateur
Catégorie: 
Culture et éditions
Type de décision: 
Décision de modification ou d’arrêt
Date de clôture: 
Jeudi, 17 juillet 2008
Description de la publicité

L’annonce montre huit profils d’hommes et de femmes : photo, description de la personne, texte : “sms CHAT (voornaam) naar 7040”.

Le profil incriminé porte le titre “Toch deze 18+ foto zien? SMS FOTO DIDI naar 7040” et montre la photo d’un homme et d’une femme avec en-dessous le texte : “Ben jij in een lekkere bui, sms me dan maar. Mijn naam is Didi 23 jaar en helemaal alleen thuis. Wat doe jij in het weekend? Sms me eens wat stouts of opwindends als je in bent voor een warm gesprek. CHAT DIDI sms dit naar 7040.”

Motivation de la plainte

Ce message publicitaire a une forte connotation sexuelle et incite les gens à consulter des photos de nu via sms. Le texte suivant est notamment mentionné « Toch deze 18+ foto zien? SMS foto Didi naar 7040. »

Il est explicitement précisé qu’il s’agit de photos de personnes de plus de 18 ans, mais il n’est mentionné nulle part qu’il faut avoir 18 ans pour pouvoir envoyer un SMS. Cela incite clairement les jeunes enfants à rechercher des photos de nu. Le média est également assez accessible aux jeunes, ce qui n’est pas éthiquement responsable. De telles publicités n’ont pas leur place dans le Metro.

Position de l'annonceur

L’annonceur a précisé être d’avis que son visuel a été soigneusement dissimulé de façon à ne pas montrer d’images de nu et que le visuel est conforme à la politique de Metro, comme convenu entre eux. Il a précisé ne pas être d’avis que son annonce incite intentionnellement des personnes de moins de 18 ans à consulter des photos. Il a précisé que cela ne relevait absolument pas de l’objectif de sa stratégie.

Décision du Jury

En ce qui concerne les représentations (femmes/homme), le Jury est d’avis qu’elles ne sont pas de nature à choquer le public, ni à porter atteinte à la dignité humaine.

Le Jury a toutefois constaté d’autres infractions :

1) l’identité et l’adresse géographique de l’annonceur n’ont pas été mentionnées dans l’annonce, ce qui est contraire à l’art. 78, 1° LPC, à l’art. 94/7§4,2° de la loi du 5 juin 2007 modifiant la LPC, et au point B.2.1 des directives GOF.

2) aucun numéro de téléphone belge (à un tarif non majoré) n’est indiqué, ce qui est contraire au point B.2.1 des directives GOF.

3) lorsque le consommateur doit payer 1,50 euros par SMS envoyé ET reçu, cela doit être mentionné clairement dans l’annonce, et ce conformément aux points B.2.2 et D1 des directives GOF.

4) l’annonceur doit mentionner explicitement l’âge recommandé pour « accéder » au service, et ce conformément au point C.1.2 des directives GOF.

Compte tenu de ce qui précède, le Jury a demandé à l’annonceur de modifier l’annonce en question afin de la rendre conforme aux dispositions précitées, et dans cette attente de ne plus la diffuser.

L’annonceur a fait savoir qu’il respectera les points 2 et 4, mais a communiqué une argumentation concernant les points 1 et 3 (adresse géographique et identité + mention du tarif) :

Le Jury a confirmé ce qui suit :

1) La mention de l’adresse géographique et de l’identité sont légalement obligatoires. L’argumentation de l’annonceur relative à ce qui est d’usage sur le marché, ne peut être retenue. A cet égard, le Jury a donc confirmé sa première décision (obligation de mentionner l’adresse géographique et l’identité).

2) Il a pris note du fait que l’annonceur s’engage à mentionner un numéro de téléphone belge dans sa publicité à partir du 1er mai 2008.

3) Les directives GOF stipulent que le prix total doit explicitement être mentionné (point B2.2), et que le prix doit être indiqué d’une façon spécifique dans le pictogramme prévu à cet effet (E.D1). Si un tarif par SMS envoyé et reçu est d’application, cela doit être expressément mentionné, conformément au point E.D1. Etant donné que l’annonceur affirme avoir reçu d’autres instructions de la part de GOF, le Jury lui a demandé de lui communiquer la copie. Sous réserve d’une justification formelle et valable, le Jury confirme sa première décision à cet égard (indication du prix conformément au point B2.2 et E.D1).

4) Le Jury a noté qu’à partir du 15 avril 2008, l’annonceur mentionnera l’âge recommandé pour l’accès au service.

L’annonceur a précisé que l’annonce a été adaptée sur différents points mais que le numéro de téléphone belge est toujours en attente.

Compte tenu de ce qui précède, un délai supplémentaire a été accordé mais l’annonceur n’a pas réservé de suite positive dans le délai prévu. Le Jury a donc adressé aux medias une recommandation de suspension, conformément à l’article 11 de son règlement.

A défaut d’appel, ce dossier a été clôturé.