DEXIA BANQUE - 17/12/2003

Annonceur: 
DEXIA BANQUE
Produit/Service: 
Régularisation fiscale
Média: 
Quotidien
Critères d'examen: 
Décence et bon goût
Initiative: 
Consommateur
Catégorie: 
Finance et assurances
Type de décision: 
Pas de remarque
Date de clôture: 
Mercredi, 17 décembre 2003
Description de la publicité

Une annonce montre un homme de face assis dans l'attitude d'un confesseur contre la vitre d'un guichet, remplacé par un panneau à trous comme dans un confessionnal, qui écoute un autre homme montré de dos de l'autre coté du guichet. Texte : « Quelque chose à confesser concernant votre argent à l'étranger ? » suivi par un texte invitant le consommateur à venir chez Dexia pour une régularisation fiscale. Référence est faite à un site Web et un numéro de téléphone gratuit. En dessous : «S'informer et régulariser via Dexia ».

Motivation de la plainte

Utiliser la référence à un sacrement de la religion chrétienne à des fins commerciales est choquant pour les personnes de confession chrétienne pour qui le sacrement est un des piliers de la foi. C'est aggravé par la référence au caractère sacré du secret de la confession, car c'est le sacrement qui est sacré, pas le secret.

Position de l'annonceur

L'annonceur a fait valoir qu'il n'avait nullement l'intention de ridiculiser le sacrement catholique. Il a cherché une situation qui est reconnaissable pour le grand public et qui cadrait l'amnistie fiscale dans une sphère de « confesser quelque chose à une personne de confiance ». Le confessionnal est dans ce sens évident et a déjà été utilisé par les journaux d'un point de vue journalistique. Etant donné qu'il ne voulait heurter personne, il a soumis cette campagne préalablement à des personnes dirigeantes issues de milieux chrétiens afin de vérifier si ce sujet pouvait être sensible, ce qui ne paraissait pas être le cas pour eux.

Décision du Jury

Le Jury a estimé que cette publicité n'est pas de nature de heurter au fond la religion catholique. La référence stéréotypée au confessionnal et au secret de la confession sert clairement à mettre en évidence le caractère confidentiel du service offert, sans se moquer ou être méprisant vis-à-vis d'un élément de fond de la religion catholique. A défaut d'infractions aux dispositions légales et/ou autodisciplinaires, il a dès lors estimé n'avoir pas de remarques à formuler.