DE PERSGROEP PUBLISHING - 09/11/2017

Annonceur: 
DE PERSGROEP PUBLISHING
Produit/Service: 
Dag Allemaal
Média: 
Télévision
Critères d'examen: 
Responsabilité sociale
Initiative: 
Consommateur
Catégorie: 
Culture et éditions
Type de décision: 
Pas de remarque
Date de clôture: 
Jeudi, 9 novembre 2017
Description de la publicité

Le spot TV montre un homme en train de lire le magazine promu, dans une voiture à l'arrêt. Il lève les yeux un instant et voit un chien dans un harnais accroché à un drone passer devant la voiture.
Une femme monte du côté du passager et l'homme dit : “Seg, weet ge wat ik nu gezien heb?”. Il montre le magazine qu’il lit à la femme qui réagit ainsi : “Dat is straf.”. Pendant ce temps, le drone vole avec le chien en arrière-plan.
Voix-off pendant que l'homme et la femme regardent ensemble le magazine: “Zoveel verhalen. Zoveel emoties. Dag Allemaal. Zoveel te vertellen.”.

Motivation de la plainte

Le plaignant a communiqué que dans le spot, un chien est suspendu en l'air à un drone. Il trouve que ce n’est pas un bon exemple et qu’il faudrait l’interdire.

Position de l'annonceur

L'annonceur a communiqué qu’il faut situer le spot par rapport à la baseline « Zoveel te vertellen. » et qu’il vise à illustrer que le lecteur peut être tellement absorbé par les histoires et les émotions suscitées par la lecture du magazine qu'il peut complètement s'échapper de la réalité.

C’est pourquoi il a choisi un « chien volant », sans aucun doute une situation improbable où tout le monde serait impressionné dans des circonstances normales. L'absurde et l’improbable sont si clairs que l'annonceur pense que le consommateur moyen comprend immédiatement que ce n'est pas l’enregistrement d'une situation réelle. Vu la situation clairement absurde, le spectateur ne sera pas incité à trouver une telle situation normale ou à copier cette façon de traiter les chiens.

Lors de l'enregistrement de la publicité, le choix s'est porté sur un chien entraîné à bien gérer ce type de situation. Un autre chien commencerait à se débattre dans le harnais mais ce chien ne paniquait clairement pas. Il n’était d’ailleurs pas non plus en train de voler avec un drone. Le drone auquel il est suspendu était lui-même accroché à une grue et se déplaçait très lentement et doucement à l’aide de la grue. Les pales du drone ne tournaient donc pas pendant l'enregistrement. Celles-ci ont été ajoutées plus tard en post-production et les fils du drone à la grue ont été effacés. Selon l'annonceur, il n'est donc pas question de souffrance ou de maltraitance animale, ni pendant la production, ni dans le spot lui-même.

Décision du Jury

Le Jury a constaté que le spot télévisé montre un homme en train de lire le magazine promu, dans une voiture à l'arrêt. Il voit un chien dans un harnais accroché à un drone passer devant la voiture. Quand il demande à une femme qui rentre dans la voiture si elle sait ce qu'il a vu, il s’avère qu’il ne veut pas parler du « chien volant » mais d'un article du magazine en question.

Selon le Jury, le spot montre une scène clairement fictive qui n'incite pas à un comportement irrespectueux envers les animaux mais qui vise seulement à illustrer, à partir d'une situation absurde et irréaliste, que le contenu du magazine absorbe complètement le lecteur.

En outre, suite à la réponse de l'annonceur, le Jury a noté que lors de l’enregistrement du spot TV, le drone avec le chien ne volait pas vraiment mais était suspendu à une grue qui bougeait lentement, où les pales tournantes du drone ont été ensuite ajoutées aux images, et que le chien entraîné en question n'a pas été placé dans une situation inconfortable ou dangereuse.

Compte tenu de ce qui précède, le Jury a estimé que la publicité ne témoigne pas d'un manque de juste sens de la responsabilité sociale dans le chef de l'annonceur.

A défaut d’infraction aux dispositions légales et autodisciplinaires, le Jury a estimé n'avoir pas de remarques à formuler sur ce point. 

Suite

A défaut d’appel, ce dossier a été clôturé.