DE PERSGROEP - 30/10/2007

Annonceur: 
DE PERSGROEP
Produit/Service: 
Abonnement postal De Morgen
Média: 
Internet
Critères d'examen: 
Loyauté
Véracité
Initiative: 
Consommateur
Catégorie: 
Culture et éditions
Type de décision: 
Décision de modification ou d’arrêt
Date de clôture: 
Mardi, 30 octobre 2007
Description de la publicité

Le site Web du Morgen (www.demorgen.be) contient une offre promotionnelle “De Morgen een kwart goedkoper?” sur laquelle on peut cliquer vers différentes possibilités afin de prendre un abonnement au journal, avec en dessous un abonnement postal avec domiciliation (“postabonnement met domiciliëring”).

Motivation de la plainte

L’abonnement postal à Bruxelles n’est pas assuré via La Poste mais via des distributeurs privés. Vu que seul le facteur a accès à l’immeuble à appartements, cela a des conséquences lourdes sur la livraison. Après un mois, le plaignant ne reçoit toujours pas le journal d’une manière correcte. Le plaignant précise que si on avait précisé correctement sur le site Web qu’il s’agit d’un distributeur privé, il n’aurait alors pas pris cet abonnement.

Position de l'annonceur

L’annonceur a expliqué que le Persgroep Publishing (éditeur de De Morgen) ne distribue pas lui-même ses journaux faisant l’objet d’un abonnement mais qu’il fait à cet égard appel à des distributeurs. Dans la majorité des endroits en Flandre, la Poste était disposée à s’en charger. La Poste a estimé qu’il n’était pas opportun d’assurer cette distribution à certains endroits, notamment à Bruxelles. C’est la raison pour laquelle le Persgroep Publishing a signé une convention de distribution avec BD, une société de distribution qui exécute toujours scrupuleusement son engagement de distribution. Il a également expliqué que sur le site de De Morgen, les différentes possibilités d’abonnement au journal sont décrites, dont un abonnement postal permettant de recevoir son journal à la maison, dans la boîte aux lettres. Le terme abonnement postal n’est utilisé que pour expliquer que le journal est livré le matin à la maison. Il n’est pas important pour l’abonné de savoir si c’est La Poste ou un autre distributeur qui livre le journal. Ce qui est important, c’est que le journal soit livré à temps à la maison. L’offre d’abonnement sur le site web est clair, complet et correct. Abonnement postal signifie pour la majorité des abonnés une livraison à domicile par la Poste, pour une minorité d’abonnés une livraison à domicile par une société de distribution. L’abonné moyen ne remarque aucune différence. L’annonceur a constaté que le plaignant habite dans un immeuble à appartements dont les boîtes aux lettres se trouvent dans un espace situé derrière une porte fermée dont seul le facteur a une clé. BD n’a donc pas la possibilité de déposer le journal dans la boîte aux lettres du plaignant, mais le dépose devant la porte fermée. L’annonceur est d’avis qu’il n’est pas censé devoir tenir compte d’un très petit nombre d’abonnés dont la boîte aux lettres se trouve derrière une porte fermée. Pour faire preuve de sa bonne volonté, il a proposé au plaignant de lui offrir un abonnement d’un mois de chèques journaux.

Décision du Jury

Le Jury a constaté que cette publicité fait usage de la mention « abonnement postal ».

Le Jury a estimé que cette formulation laisse en effet supposer que le journal en question est livré, en toutes circonstances, par l’intermédiation de la Poste.

Vu que cela ne semble pas être le cas pour certains endroits, dont Bruxelles, le Jury est d’avis que le terme « abonnement postal » peut induire en erreur quant à la manière de livrer, ce qui est contraire à l’art. 23,2° LPC et à l’art. 5 du Code de la Chambre de Commerce Internationale.

Compte tenu de ce qui précède, le Jury a recommandé à l’annonceur d’éclaircir cet aspect sur son site web (ex. via un astérisque, une fonction offrant la possibilité de cliquer, …)

L’annonceur a confirmé qu’il respectera la recommandation du Jury.