DAMASS - 11/06/2019

Annonceur: 
DAMASS
Produit/Service: 
Crème glacée
Média: 
Autre média
Critères d'examen: 
Responsabilité sociale
Représentation de la personne/dignité humaine
Initiative: 
Consommateur
Catégorie: 
Produits alimentaires
Type de décision: 
Avis de réserve
Date de clôture: 
Mardi, 11 juin 2019
Description de la publicité

La publicité montre les mains et la moitié du visage d’une femme qui lèche deux boules de glace dans un cornet. La glace coule sur ses doigts.

Motivation de la plainte

1) La plaignante trouve la publicité choquante, hostile à la femme et plus de ce temps.

2) La plaignante a communiqué que la référence à un acte sexuel est évidente et que montrer la femme comme objet sexuel est tout à fait superflu dans ce contexte.

Position de l'annonceur

L’annonceur a communiqué qu’en tant que glacier, il vend des glaces maison dans le centre de Gand et que l’affiche publicitaire montre donc une dame qui mange une glace. Il ne peut pas imaginer comment on doit manger une glace autrement. Il trouve très dommage que certaines personnes trouvent ceci choquant ou hostile à la femme. L’affiche figure là depuis longtemps et personne n’y a réagit de manière négative jusqu’à présent.

Décision du Jury

Le Jury a pris connaissance de la publicité en question et des plaintes qui la concernent.

En ce qui concerne la représentation de la femme en question, le Jury est d’avis que cette publicité fait allusion de manière superflue à un acte sexuel réalisé par une femme mais qu’une telle allusion ne suffit pas pour conclure que la femme serait en l’espèce réduite à un objet sexuel, dénigrée ou encore considérée comme soumise. Une telle allusion ne suffit donc pas pour conclure à une infraction aux Règles du JEP en matière de représentation de la personne.

Plus particulièrement, le Jury a estimé que le visuel utilisé en l’espèce pour évoquer un acte sexuel n’est pas de nature à véhiculer une image stéréotypée de la femme ou à porter atteinte à la dignité de cette dernière.

Se référant plus spécifiquement au point 2 des Règles du JEP en matière de représentation de la personne, il a également estimé que l’image n’est pas indécente ou obscène.

Le Jury a néanmoins estimé que la manière érotique dont la publicité présente la femme (comme en témoigne également l’utilisation d’une couleur rouge vif pour les ongles et les lèvres dans une photo qui pour le reste est en noir et blanc) témoigne de mauvais goût et que cette représentation – contrairement à ce que l’annonceur semble vouloir suggérer là où il affirme dans sa réaction ne pas pouvoir imaginer comment on doit manger une glace autrement – peut difficilement être considérée comme contenant un lien évident avec les caractéristiques objectives et subjectives du produit promu.

Compte tenu de ce qui précède et vu qu’une telle forme de communication est susceptible de provoquer des réactions négatives auprès d’une partie du public, le Jury a estimé devoir formuler un avis de réserve conformément à l’article 1 de son règlement et en appelle à la responsabilité de l’annonceur.

Un avis de réserve implique que l’annonceur est libre concernant la suite qu’il donne à cet avis.

Suite

A défaut d’appel, ce dossier a été clôturé.