COMITE NATIONAL D'ACTION POUR LA SECURITE ET L'HYGIENE DANS LA CONSTRUCTION (CNAC) - 19/09/2002

Annonceur: 
COMITE NATIONAL D'ACTION POUR LA SECURITE ET L'HYGIENE DANS LA CONSTRUCTION (CNAC)
Produit/Service: 
Campagne concernant la sécurité dans la construction
Média: 
Quotidien
Critères d'examen: 
Représentation de la personne/dignité humaine
Catégorie: 
Autres biens et services
Type de décision: 
Décision de modification ou d’arrêt
Date de clôture: 
Jeudi, 19 septembre 2002
Description de la publicité

L'annonce est constituée de 2 parties : une image teaser et une image de réponse. La page de gauche avec comme titre : « En moyenne, les hommes de la construction pensent au sexe toutes les 37 secondes », montre une femme à quatre pattes qui porte une robe noire avec un profond décolleté. La page de droite montre un ouvrier du bâtiment dans une pose semblable avec comme texte : « Et à la sécurité ? ». En dessous se trouve un texte relatif aux accidents de travail et à la sécurité avec la mention « La sécurité, chaque seconde compte pour y penser », suivi par les logos de l'annonceur et des sociétés participantes à la campagne.

Motivation de la plainte

Cette publicité est insultante et méprisante pour la femme.

Position de l'annonceur

L'annonceur a fait valoir que la campagne ne s'adresse pas seulement aux travailleurs de la construction, mais aussi à l'entrepreneur, au maître d'ouvrage et à l'architecte et que le message adressé au travailleur ne peut pas être considéré de manière isolée hors de l'ensemble de la campagne. Il a souligné qu'il n'avait pas l'intention de présenter les ouvriers comme des obsédés sexuels et qu'il ne considère pas les femmes comme des objets sexuels. Lors du choix des thèmes des différents messages, il s'est laissé guidé par des indices d'écoute et par des études sur les habitudes de lecture des divers groupes cibles. Il a également souligné qu'il existe une étude d'un professeur aux Etats-Unis qui a démontré scientifiquement que les ouvriers pensaient toutes les 35 à 40 secondes au sexe.

Décision du Jury

Le Jury a estimé que quelques soient d'une part les objectifs parfaitement légitimes de la campagne dont il fait partie et d'autre part les éléments sur lesquels il est plus particulièrement fondé, ce message comporte le risque d'être perçu comme portant atteinte à la dignité humaine, en l'occurrence celle de la femme. Il est aussi de nature à dénigrer et dévaloriser les travailleurs du secteur de la construction. Sur base des art. 4, 1er alinéa et 7 du code CCI, le Jury a recommandé de ne plus diffuser ce message par quelque media que ce soit.

Suite

L'annonceur a fait valoir que les annonces ne seront plus diffusés et que le site web sera adapté.