COME A CASA - 20/04/2018

Annonceur: 
COME A CASA
Produit/Service: 
Plats préparés
Média: 
Radio
Critères d'examen: 
Responsabilité sociale
Autres
Initiative: 
Consommateur
Catégorie: 
Produits alimentaires
Type de décision: 
Pas de remarque
Date de clôture: 
Vendredi, 20 avril 2018
Description de la publicité

VO : « Hé, en plein marathon de série ? Cinq épisodes de suite, allez encore un petit, encore un petit. Oh, t’es en mode zombie dans le fauteuil. Alors offre toi une délicieuse portion de lasagne, mords dans sa croute dorée, fonds pour sa bolognaise et sa béchamel. Mmm, quoi de mieux que Come a casa à part un marathon de série a casa. »
Jingle : « Un marathon de série a casa. »

Motivation de la plainte

Selon la plaignante, la publicité incite à faire un marathon de séries et à manger un plat préparé. Elle incite ainsi à l'oisiveté et à la malbouffe et est totalement contraire à tous les bons principes d'hygiène de vie que certaines instances essayent tant bien que mal de véhiculer auprès du public. La plaignante a communiqué que cela est contraire à toute éthique responsable, notamment vis-à-vis des enfants qui entendent ce genre de message où l'on encourage à ne rien faire et surtout pas à cuisiner. Il est de notoriété publique que la consommation de plats préparés sur une base régulière est à la base de nombreux problèmes sociétaux. Pour la plaignante, cette publicité est choquante et déplacée quand on considère le nombre de campagnes qui doivent être financées contre le cancer, l'obésité, le diabète etc... Alors que bon nombre de mutualités tentent d'encourager la pratique du sport et une alimentation saine, cette publicité "travaille" totalement à contre-courant et par des canaux de communication nettement plus percutants sur l'esprit des consommateurs.

Position de l'annonceur

L’annonceur a communiqué que sa campagne a pour objectif de présenter de manière honnête, transparente et avec une touche d’humour ce que sont ses produits : une solution pratique, rapide et fraîche lorsque, pour une raison ou pour une autre, les consommateurs n’ont pas l’intention ou l’occasion de cuisiner eux-mêmes. Il décrit différents moments de la vie de tous les jours, reconnaissables par tout le monde. A côté de la situation décrite par la plaignante, il dépeint également les situations suivantes : après être resté trop longtemps sur la route, après une journée particulièrement compliquée ou quand, après une longue journée de travail et s’être occupé de leurs enfants, de jeunes parents peuvent finalement avoir un peu de temps pour eux. Ces différentes situations montrent parfaitement qu’il ne s’agit pas d’un plaidoyer pour l’oisiveté ou de pousser les gens à ne rien faire.
Ce sont bien les produits qui sont mis en avant et les différentes situations servent de contexte pour illustrer leur rôle. Il ne promeut pas les situations. Ainsi, il n’invite pas les gens à rester longtemps dans les files, à avoir une journée sans chance ou à faire un marathon de série. Il les invite, lorsqu’ils n’ont pas l’occasion de cuisiner par eux-mêmes, à profiter d’un plat préparé.

Décision du Jury

Le Jury a constaté que le spot radio met en scène une situation pour illustrer le slogan « Quoi de mieux que Come a casa à part un marathon de série a casa » et où la voix-off décrit d’une voix suave le produit en question : « offre toi une délicieuse portion de lasagne, mords dans sa croute dorée, fonds pour sa bolognaise et sa béchamel ».

Suite à la réponse de l’annonceur, le Jury a noté que la campagne publicitaire contient différents spots radio décrivant des situations de la vie quotidienne reconnaissables par tous et qui servent de contexte pour mettre ses produits en avant.

Il a également noté que la publicité ne promeut pas la situation en tant que telle mais propose les produits de l’annonceur comme solution pour le consommateur qui, pour une raison ou une autre, ne cuisine pas lui-même.

Selon le Jury, le spot en question ne contient pas d’encouragement à ne rien faire ou à consommer le produit régulièrement ni d’éléments qui inciteraient des enfants ou des adultes à adopter de mauvaises habitudes alimentaires.

Le Jury est également d’avis que la publicité ne va pas à l’encontre ni ne dénigre la promotion en faveur d’habitudes alimentaires saines et équilibrées.

Il a dès lors estimé que la publicité ne témoigne pas d’un manque de juste sens de la responsabilité sociale dans le chef de l’annonceur sur ce point.

A défaut d’infraction aux dispositions légales et autodisciplinaires, le Jury a estimé n'avoir pas de remarques à formuler sur ce point.

Suite

A défaut d’appel, ce dossier a été clôturé.