CITROEN - 16/11/2016

Annonceur: 
CITROEN
Produit/Service: 
Citroën
Média: 
Télévision
Critères d'examen: 
Décence et bon goût
Autres
Initiative: 
Consommateur
Catégorie: 
Véhicules à moteur et accessoires
Type de décision: 
Pas de remarque
Date de clôture: 
Mercredi, 16 novembre 2016
Description de la publicité

Le spot TV montre une succession de scènes qui se passent dans une voiture.
VO : « Vous chanterez 3.917 fois, vous vous embrasserez 2.432 fois, vous pleurerez 59 fois, vous vous remaquillerez 1.234 fois et puis vous ferez ça (un homme conduit une femme sur le point d’accoucher), ça (un homme dort le visage écrasé contre la vitre) ou encore ça (une femme installe un enfant sur le siège arrière). Vous ferez aussi l’amour 4 fois (on voit une voiture qui bouge puis des mains et des pieds sur un visage) et puis aussi ça (un passager pose les pieds sur le bord de la fenêtre), ça (une fillette met le doigt dans son nez) et ça (une femme et un homme se mettent en maillot dans la voiture au bord de la plage). Au cours de votre vie vous passerez 4 ans et 1 mois dans une voiture. Alors, profitez-en. Mieux vous connaître nous inspire. Découvrez toutes nos solutions sur citroeninspiredbyyou.com. »

Motivation de la plainte

Selon le plaignant, il y a des images choquantes pour les enfants dans cette publicité.

Position de l'annonceur

L’annonceur comprend des documents transmis que le plaignant reproche à la publicité Citroën litigieuse de faire apparaitre « des images choquantes pour les enfants », sans plus de précision quant aux éléments qu’il considère comme étant prétendument choquants.

Après réexamen de la publicité litigieuse, il suppose que le plaignant vise en particulier les images qui induisent (de façon implicite) le fait qu’un couple a des relations sexuelles dans un véhicule.

L’annonceur est d’avis que cette plainte n’est pas fondée, et ce pour les motifs suivants, conformément à la jurisprudence du JEP :

1. La relation sexuelle n’est pas montrée au spectateur. Elle n’est représentée que de manière très « symbolique » et « implicite » puisqu’on ne voit aucune partie intime des corps. On ne voit qu’une voiture qui bouge et des pieds sur un visage.
Il faut donc constater que, compte tenu du contexte social actuel, la publicité ne contient aucune représentation visuelle susceptible d’offenser la décence selon les normes couramment admises en Belgique. La publicité n’est pas non plus de nature à pouvoir causer un préjudice moral à des enfants ou à des adolescents puisqu’aucune image crue, obscène, vulgaire ou indécente susceptible de les choquer n’apparait dans le film publicitaire.

2. La scène mise en cause par le plaignant doit être analysée dans le contexte de la publicité qui se veut avant tout humoristique (cfr. par exemple l’image de l’homme dormant le visage « écrasé » sur la fenêtre de sa voiture, la petite fille mettant un doigt dans le nez, les gens qui chantent à tue-tête et faux …) et qui surfe sur des clichés bien connus de ce qui peut se passer dans une voiture (cfr. par exemple la femme qui est prête à accoucher ou, précisément, le fait d’avoir des relations sexuelles …).

Tenant compte de ce qui précède, l’annonceur est d’avis que la publicité litigieuse est manifestement conforme aux dispositions légales et autodisciplinaires qui trouvent à s’appliquer à la publicité Citroën litigieuse.

Décision du Jury

Le Jury a constaté que le spot TV montre une succession de scènes qui se passent dans une voiture (des personnes qui chantent, qui s’embrassent, qui pleurent, qui se remaquillent, qui partent à l’hôpital pour un accouchement, qui dorment, qui font l’amour, qui se mettent en maillot pour aller à la plage, etc…) et ce afin d’illustrer le slogan « Au cours de votre vie, vous passerez 4 ans et 1 mois dans une voiture. Alors, profitez-en ».

Le Jury a également constaté que les images évoquant les personnes qui font l’amour montrent uniquement une voiture qui bouge puis des mains et des pieds sur un visage. Le Jury est d’avis que l’action n’est ainsi que suggérée et n’est pas de nature à être perçue comme choquante.

Le Jury a estimé que ce spot humoristique ne contient pas d’élément contraire aux convenances selon les normes actuellement admises.

Il a également estimé que son contenu n’est pas de nature à causer un dommage sur le plan mental ou moral aux enfants ou aux adolescents.

A défaut d’infractions aux dispositions légales ou autodisciplinaires, le Jury a estimé n’avoir pas de remarques à formuler sur ces points.

Suite

A défaut d’appel, ce dossier a été clôturé.