CICLIST – ELODIE KUIJPER - 13/01/2021

Annonceur: 
CICLIST – ELODIE KUIJPER
Produit/Service: 
Vélos
Média: 
Internet
Critères d'examen: 
Autres
Initiative: 
Consommateur
Catégorie: 
Autres biens et services
Type de décision: 
Pas de remarque
Date de clôture: 
Mercredi, 13 janvier 2021
Description de la publicité

Le plaignant s’est référé à un post sur le profil Instagram elodiekuijper, qui contient une photo de l’influenceur assise sur une estrade devant un vélo exposé, avec le texte :
“Build your own dream bike. Everything is possible and nothing is to crazy! You now have the possibility at @ciclistsintjob to customise your own gravel bike. With over 40+ colours and finishes in Matt, shiny and silk literally everything is possible! Besides choosing the colours and finishing you can also pick your own accessories, tires, group sets. You name it and you can choose how you want your dream bike to look like. Currently Ciclist is only customising gravel bikes. Your bike frame will be a customised prorace frame. Would you like some more Info just check out my story or go straight to @ciclistsintjob to see when you can drop by the shop to make your dream come true!”.

Motivation de la plainte

Selon le plaignant, il s'agit d'une publicité pour un magasin de vélos, par un particulier, où il n'est pas clair que de la publicité est faite.

Position de l'annonceur

Les parties concernées ont tout d’abord communiqué que la cycliste professionnelle néerlandaise et influenceuse Elodie Kuijper est sponsorisée par différentes marques.
De Ciclist, elle reçoit de l’équipement de vélo et en contrepartie de ce paiement en nature, elle communique et promeut les marques, les services ou l’organisation de Ciclist. La photo montrée a été choisie ensemble.
Selon elles, il n’est pas question de marketing d’influence car le message qu’Elodie Kuijper a écrit est une opinion honnête et spontanée qui n’a pas été écrite ou imposée par Ciclist. Selon elles, le contenu communiqué par l'influenceur ne doit donc pas être considéré comme une communication commerciale mais plutôt comme un point de vue ou une opinion personnelle. En effet, Ciclist n'a pas (eu) de contrôle (significatif) sur le message que l'influenceur a posté avec la photo. De plus, leur collaboration s'effectue en toute indépendance et en aucun cas selon les directives de Ciclist.
Selon les parties concernées, les Recommandations en matière d’influenceurs en ligne ne s’appliquent donc pas. Il n'est pas question d'une quelconque publicité déguisée ou peu claire. Une mention explicite et textuelle qu'il s'agirait ici d'une publicité est, selon elles, totalement inutile et hors de question, puisque le contexte dans lequel le message se trouve en ligne, ainsi que la mention de la marque et (surtout) le profil d'Elodie Kuijper, rendent la relation commerciale plus que claire et évidente.

Suite à des questions supplémentaires du Jury, les parties concernées ont essentiellement communiqué que le sponsoring susmentionné par différentes marques est très divers et varié.
De Ciclist, elle reçoit du matériel cycliste en prêt et en échange, elle communique en toute indépendance sur les marques, les services ou l'organisation de Ciclist et les portent à l'attention, par exemple via Instagram.
Ceci se fait en toute indépendance et en aucun cas sous les directives de Ciclist. Dans ce contexte, ils ont également indiqué que la seule chose qu'Elodie Kuijper mentionne est que certains vélos sont disponibles dans différentes versions et compositions. Il s'agit d'informations très générales et non détaillées qui n'ont en aucun cas été imposées par Ciclist et que tout passant dans le magasin de Ciclist entend également.
Il n'est pas non plus question de paiement par Ciclist. Elodie Kuijper a bien des accords financiers avec certains sponsors, mais dans ce cas il est toujours mentionné sur les différents posts qu'il s'agit d'un "partenariat rémunéré".

Décision du Jury

Le Jury a pris connaissance de la communication sur le profil Instagram de l’influenceuse en question et de la plainte qui la concerne.

Il a examiné ce dossier à la lumière des Recommandations en matière d’influenceurs en ligne.

A cet égard, il rappelle tout d'abord que l'application de ces recommandations exige que la communication remplisse cumulativement les deux conditions suivantes : l'influenceur en ligne doit recevoir une contrepartie et l'annonceur doit avoir le contrôle de la communication.

Or, suite à la réponse des parties concernées, le Jury a tout d'abord constaté qu'une relation de parrainage existe entre elles, comme le montre également le profil en question, où l'influenceuse concernée, une cycliste professionnelle néerlandaise, reçoit un équipement cycliste en prêt de la part de la société concernée, à titre de paiement en nature.

Toutefois, en ce qui concerne la communication spécifique à laquelle la plainte se rapporte, il a noté que le message de l'influenceuse constituait une opinion honnête et spontanée qui n'a pas été écrite ou imposée par l'entreprise.

Dans ce contexte, le Jury est d'avis que cette société n'a pas eu le contrôle de la communication en question et que, par conséquent, les conditions d'application cumulatives précitées ne sont pas réunies en l'espèce pour pouvoir parler de marketing d'influence au sens des recommandations précitées.

Compte tenu de ce qui précède, le Jury a donc estimé n’avoir pas de remarques à formuler concernant la communication en question sur la base des recommandations précitées.

Suite

A défaut d’appel, ce dossier a été clôturé.