CHARME DE LUNE - 19/03/2019

Annonceur: 
CHARME DE LUNE
Produit/Service: 
Lingerie PrimaDonna
Média: 
Autre média
Critères d'examen: 
Responsabilité sociale
Décence et bon goût
Représentation de la personne/dignité humaine
Initiative: 
Consommateur
Catégorie: 
Textiles et habillement
Type de décision: 
Pas de remarque
Date de clôture: 
Mardi, 19 mars 2019
Description de la publicité

Le panneau publicitaire montre, des cuisses aux épaules, une femme en sous-vêtements couchée sur le ventre, avec à côté la marque « PrimaDonna ». En dessous de l’image, le texte « Nocturne : le jeudi jusqu’à 21h00 ».
Sur le côté du panneau, le texte « Charme de Lune – de la plus petite à la plus grande taille ».

Motivation de la plainte

La plaignante trouve le panneau publicitaire très choquant et inadmissible et dépassant les limites éthiques : image de la femme exposée (en grand) dans une position offerte.

Position de l'annonceur

Le Jury a demandé une réaction à l’annonceur et à la marque concernée.

L’annonceur a communiqué que cette photo est la photo officielle d’une série de sa marque principale, PrimaDonna.
Il précise qu’il n’est pas un love/sex shop mais qu’il vend de la lingerie et qu’il est donc naturel de montrer son produit. Le mannequin porte de la lingerie ce qui est tout à fait adéquat et opportun, elle n’est pas nue.
Enfin, l’annonceur ne voit pas ce que la plaignante veut dire par “position offerte”.

Pour une meilleure compréhension, la marque a expliqué la raison de ses images.
Depuis 150 ans, PrimaDonna est synonyme de la meilleure lingerie féminine pour les grandes tailles : de la lingerie luxueuse et des maillots de bain avec un œil pour les détails, pour les plus beaux matériaux et la coupe parfaite. Pour que le passant ou le lecteur sache d'un coup d'œil ce que représente la marque, elle photographie toujours très près du corps pour qu'on ne soit pas distrait par un décor chargé ou un bel arrière-fond mais seulement par la beauté du produit et la fierté de la femme qui le porte.
On voit alors immédiatement à quel point le produit se porte bien, comme il est bien réalisé et quels matériaux qualitatifs, luxueux, comme la dentelle délicate, ont été utilisés. L’image est toujours respectueuse de la femme, une image qui est faite pour les femmes, pour leur montrer ce que la lingerie parfaitement ajustée peut faire pour le corps et la confiance en soi, mais jamais pour choquer ou instrumentaliser.

Décision du Jury

Le Jury a constaté que l’affiche concernée montre, des cuisses aux épaules, une femme en sous-vêtements couchée sur le ventre.

le Jury s’est tout d’abord réfèré aux Règles relatives à la représentation de la personne qui stipulent entre autres que la représentation du corps humain en général ou d’une partie de celui-ci ne peut revêtir aucun caractère indécent ou obsène ni ne peut être avilissante ou aliénante, ce qui n’est pas le cas ici selon lui. A cet égard, il a notamment tenu compte du fait que la représentation du corps de la femme est en lien avec le produit et ses caractéristiques.

En l’occurrence, le Jury a considéré que la représentation en question n’est pas dévalorisante pour la femme et ne constitue pas non plus une exploitation abusive du corps de la femme. Selon lui, la femme n’est pas présentée de manière négative ou soumise mais la publicité montre de manière esthétique la partie du corps humain en lien avec le produit dont il est fait la promotion. Le Jury est donc également d’avis que la publicité n’est pas de nature à instrumentaliser la femme ni à porter atteinte à sa dignité ou à son intégrité.

Compte tenu du contexte social actuel, le Jury est ensuite d’avis que la photo n’est pas choquante ni contraire aux normes de décence couramment admises.

A défaut d’infractions aux dispositions légales ou autodisciplinaires, le Jury a estimé n’avoir pas de remarques à formuler sur ces points.

Suite

A défaut d’appel, ce dossier a été clôturé.