CAMPBELL FOODS - 16/12/2003

Annonceur: 
CAMPBELL FOODS
Produit/Service: 
Royco Minute Soup
Média: 
Télévision
Critères d'examen: 
Représentation de la personne/dignité humaine
Initiative: 
Consommateur
Catégorie: 
Produits alimentaires
Type de décision: 
Pas de remarque
Date de clôture: 
Mardi, 16 décembre 2003
Description de la publicité

Un spot TV montre une jeune femme blonde en bikini qui court sur une plage et dans l'eau vers un homme qui court également vers elle et qui enlève déjà son veston. Soudain la porte d'un bureau s'ouvre et on voit que l'homme en question était en train de rêver avec une tasse de potage de la marque en main. Un homme qui entre dans le bureau le regarde avec étonnement. Le calendrier derrière la porte montre une représentation de la même femme blonde en bikini. Ensuite plusieurs emballages du produit sont montrés. Texte : « Royco, prenez le temps de vous évader ».

Motivation de la plainte

La femme est représentée comme un objet de jouissance. Cette image est réductrice. Le produit en question ne demande pas pareille présentation.

Position de l'annonceur

L'annonceur a fait valoir que la campagne consiste en 2 spots (plage et Tarzan) avec un ton manifestement humoristique et caricatural. L'idée créative était de montrer chaque fois une personne qui prend une pause avec un Royco Minute Soup et rêve d'une situation agréable. Les images ne sont nullement dénigrantes vis-à-vis des femmes ou des hommes et la femme en question n'est pas habillée de façon plus provocante que la femme Belge sur notre littoral. Les deux films ont été prétestés et il n'y a pas eu de remarques au sujet de la représentation de la femme (ou de l'homme) comme objet de jouissance et le message a été bien compris. Par ailleurs les deux spots ont été retenus par les spectateurs d'une chaîne TV dans la shortlist des meilleurs spots des 3 derniers mois, ce qui montre qu'ils ne sont pas choquants et sont acceptés par le public.

Décision du Jury

Le Jury a estimé que le caractère manifestement humoristique et caricatural doit être pris en considération. Il a considéré que dans ce contexte le spot ne porte pas atteinte à la dignité de la femme et ne la présente pas comme objet de jouissance. A défaut d'infraction aux dispositions légales ou autodisciplinaires, il a dès lors estimé n'avoir pas de remarques à formuler.