CAFE CHARLIE BROWN - 14/03/2017

Annonceur: 
CAFE CHARLIE BROWN
Produit/Service: 
Fête des 100 jours
Média: 
Internet
Autre média
Critères d'examen: 
Autres
Initiative: 
Instance officielle
Catégorie: 
Boissons
Type de décision: 
Pas de remarque
Date de clôture: 
Mardi, 14 mars 2017
Description de la publicité

Le plaignant s’est référé à une annonce sur Facebook concernant la fête des « 100 jours » organisée par l’établissement horeca en question. Il s’agissait d’une action où, pour des consommations pendant le mois de février, on pouvait collectionner des cachets sur une carte d’épargne. Si elle était pleine, on pouvait échanger cette carte d’épargne pour des shots gratuits lors de la fête même.
Le plaignant s’est également référé aux annonces faites pendant l’évènement via des écrans de télévision derrière le bar (“2 vodka-redbulls kopen = 1 gratis vodka-redbull”, “2 shots blue thrills kopen = 1 gratis shot blue thrills”), entre lesquelles des images de la série South Park étaient montrées.

Motivation de la plainte

Le plaignant, le service Inspection Produits de consommation (Contrôle tabac et alcool) du SPF Santé Publique a mentionné que les « 100 jours » ont lieu pour les sixièmes années du secondaire. La plupart de ces jeunes n’ont pas encore atteint l’âge de 18 ans en février. Tant l’action avec la carte d’épargne que la publicité menée au moment de la fête sont selon lui contraires aux articles 2.1 et 3.1 de la Convention Alcool. Les deux actions ciblent des mineurs. En sus, ces actions encouragent aussi une consommation irréfléchie, exagérée et illégale.

Le plaignant a également communiqué que la série South Park concerne la vie de 4 jeunes qui sont en secondaire et est particulièrement populaire auprès des mineurs. Selon lui, il est donc ici question d’une infraction aux articles 4.2 et 4.5 de la Convention Alcool.

Position de l'annonceur

L’établissement horeca concerné a tout d’abord communiqué qu’aucun sponsor n’est impliqué dans les actions.

Il a également fourni des informations sur le déroulement de la soirée et les mesures prises pour limiter les excès. A cet égard, il a communiqué que l’âge était demandé lors du contrôle mais que cela arrive que des majeurs commandent des consommations et les donnent à d’autres. De plus, il a indiqué qu’il arrive de plus en plus souvent que des personnes essaient elles-mêmes de faire rentrer des boissons alcoolisées.

En ce qui concerne l’action des 100 jours, il a communiqué que celle-ci n’était pas exclusivement pour les personnes des 100 jours mais pour tout le monde. La carte complétée pouvait non seulement être échangée pour des shots mais également pour une casquette imprimée.

Enfin, il a indiqué que sur les écrans, on voit également en continu des images des casquettes et de la carte d’épargne complétée ainsi que des images avec des informations sur les limites d’âge pour différents produits. Ces informations se trouvent aussi à différents endroits dans le café de telle sorte que ce qui est autorisé ou non est extrêmement clair selon l’établissement horeca.

Décision du Jury

Le Jury a examiné ces communications en tenant compte des arguments des parties concernées et dans le cadre de la Convention en matière de publicité et de commercialisation des boissons contenant de l’alcool (ci-après : la Convention).

Le Jury a pris connaissance de l’annonce sur Facebook relative à l’évènement des « 100 jours » dans l’établissement horeca en question et de la plainte qui y a trait et qui renvoie également à des communications pendant cet évènement.

Il a également pris connaissance de la réaction de la partie mentionnée dans la plainte, à savoir le café Charlie Brown, dans laquelle il est confirmé qu’il n’y a pas eu de producteurs de boissons alcoolisées impliqués dans l’évènement annoncé ou dans les communications à propos et pendant cet évènement auxquelles le plaignant se réfère. L’établissement horeca concerné, organisateur de l’évènement, se réfère également entre autres à des affiches et annonces dans son café par rapport aux limites d’âge pour la consommation de boissons contenant de l’alcool.

Vu ce qui précède, le Jury est d’avis que les communications en question concernent l’évènement de cet établissement horeca et non de la publicité pour de l’alcool au sens de la Convention.

Le Jury a dès lors estimé que ces communications ne tombent pas sous le champ d’application de la Convention et qu’en l’espèce il ne peut donc pas non plus être question d’infraction à la Convention.

A cet égard, il renvoie également à des décisions antérieures du Jury qui peuvent être consultées sur son site web : Café ‘t Putje et al. 26/02/2016, KLJ Tielen 13/04/2016, Café Charlie Brown 14/09/2016.

Le Jury a dès lors déclaré la plainte non fondée.

Suite

A défaut d’appel, ce dossier a été clôturé.