BNP PARIBAS FORTIS - 10/09/2014

Annonceur: 
BNP PARIBAS FORTIS
Produit/Service: 
Hello bank!
Média: 
Internet
Critères d'examen: 
Décence et bon goût
Représentation de la personne/dignité humaine
Initiative: 
Consommateur
Catégorie: 
Finance et assurances
Type de décision: 
Pas de remarque
Date de clôture: 
Mercredi, 10 septembre 2014
Description de la publicité

La bannière montre l’image d’une femme qui rit en se penchant avec son décolleté sur une photocopieuse.
Le texte suivant est ajouté: « Faites ce que vous voulez
Où vous le voulez Quand vous le voulez
Ouvrez votre compte GRATUIT (si vous le voulez) »

Motivation de la plainte

Le plaignant est d’avis qu’il s’agit d’une publicité très dénigrante envers la femme. Combien de femmes pensent quotidiennement à photocopier leurs propres seins ? Et même si c’était le cas: quel est le rapport avec l’ouverture d’un compte ?

Position de l'annonceur

L’annonceur est sincèrement désolé que cette campagne ait scandalisé la dame en question. Il n’entre absolument pas dans ses intentions d’attribuer une quelconque connotation sexuelle ou de porter atteinte à la dignité de la femme dans le visuel présentant une femme photocopiant sa poitrine.

L’annonceur est très attaché aux valeurs de pluralité, de liberté individuelle de vivre sa vie comme on l’entend (sans pour autant heurter qui que ce soit), de créativité et d’expressivité, en un mot, d’émancipation de chaque individu.

La nouvelle campagne est un peu décalée. Elle est axée sur l’idée de « tiny acts of freedom », basée sur la vision qui consiste à laisser à chacun la liberté de vivre sa vie selon son propre style.

L’annonceur a donc créé un certain nombre de situations absurdes pour toucher son but. Le visuel de la femme à la photocopieuse n’est qu’une des expressions de l’idée de la campagne. La femme en question ne fait rien sous la contrainte, ou pour faire plaisir à quelqu’un, ou le choquer, mais uniquement quelque chose qui l’amuse.

Le spot télévisé présentant un homme qui décide de déplacer la raie de ses cheveux de gauche à droite et la bannière en ligne présentant un motard portant sur la tête un potiron à la place d’un casque traditionnel sont d’autres situations quelque peu absurdes. Des situations qui ne peuvent donc se produire dans la vie réelle.

Décision du Jury

Le Jury a pris connaissance de la bannière qui montre l’image d’une femme qui rit en se penchant avec son décolleté sur une photocopieuse. Le Jury a constaté que la bannière ne montre pas la nudité.

Il a également pris connaissance du point de vue de l’annonceur selon lequel la bannière cadre dans une campagne plus large dans laquelle des personnes sont montrées dans des situations absurdes pour illustrer la vision selon laquelle l’annonceur veut laisser aux gens la liberté de vivre leur vie selon leur propre style.

Le Jury est d’avis que la femme montrée agit bien de sa propre initiative.

Le Jury est d’avis que cette publicité n’est pas sexiste et n’est pas non plus dénigrante envers la femme.

Le Jury est également d’avis que la publicité ne contient pas d’éléments visuels ou textuels qui seraient en infraction avec les normes de décence couramment admises et ne porte pas atteinte à la dignité humaine.

Compte tenu de ce qui précède, le Jury a estimé que la publicité n’est pas contraire aux Règles du JEP en matière de représentation de la personne et ne témoigne pas d’un manque de juste sens de la responsabilité sociale de la part de l’annonceur.

A défaut d’infractions aux dispositions légales ou autodisciplinaires, le Jury a estimé n’avoir pas de remarques à formuler sur ces points.

Suite

A défaut d’appel, ce dossier a été clôturé.