BMW - 11/09/2019

Annonceur: 
BMW
Produit/Service: 
Mini
Média: 
Internet
Critères d'examen: 
Responsabilité sociale
Autres
Initiative: 
Consommateur
Catégorie: 
Véhicules à moteur et accessoires
Type de décision: 
Décision de modification ou d’arrêt
Date de clôture: 
Mercredi, 11 septembre 2019
Description de la publicité

La vidéo du premier post Facebook avec le texte “Avec plus de puissance que jamais auparavant, être à l’arrêt dans la nouvelle MINI John Cooper Works Clubman avec 306 ch pourrait bien être le test le plus difficile de tous.” montre le véhicule en question qui arrive, avec en arrière-fond le bruit d'un moteur qui accélère, et qui s'arrête brusquement au feu rouge avec le bruit d’un crissement de freins.   
On voit ensuite le conducteur dans le véhicule à l'arrêt, qui regarde le feu rouge en tapant entre autres des doigts sur le volant, et une montre qui fait tic-tac apparaît. On voit entre autres également une chenille traverser la route et une goutte de sueur rouler sur le visage de l'homme. A la fin du spot, le véhicule met les gaz devant le feu rouge et lorsque le feu passe au vert, il démarre avec les pneus qui crissent et le bruit d'un moteur qui accélère en arrière-fond.   

La vidéo du deuxième post Facebook avec le texte “Wil jij als allereerste voelen hoe de MINI Electric rijdt als … een MINI? Reserveer dan nu jouw exemplaar.” montre le véhicule en question roulant dans une ville. 

Motivation de la plainte

Le plaignant a fait référence à deux posts avec des vidéos sur la page Facebook de l'annonceur.   
Il a décrit la première vidéo comme suit : un homme doit s'arrêter au feu rouge et est agacé par tout ce qui passe parce qu'il ne peut pas passer ; dès que c'est vert, il démarre à toute allure.   
Le plaignant vit à Schaerbeek, où six enfants ont été écrasés au cours des derniers mois et dit que lui et les enfants peuvent être contents si les automobilistes s'arrêtent aux feux rouges.   
Il a également communiqué que de grands groupes de conducteurs ressemblent à celui de la publicité : des chauffeurs irrités et frustrés par tout ce qui se met en travers de leur chemin, qui foncent dans les rues (étroites et fréquentées). Selon lui, ce type de publicité encourage ce comportement. Il se demande quel sens ont la zone 30, les caméras et les amendes si des marques de voiture essaient de vendre leurs voitures (citadines) avec ce genre d'images et de messages.   
Il a décrit la deuxième vidéo comme suit : un modèle électrique traverse un centre-ville le long de feux de circulation et de passages pour piétons et s'engage dans les rues à une vitesse et d'une manière bien connues à Schaerbeek.   
Là aussi, selon lui, le comportement dangereux et inapproprié des automobilistes est normalisé et même utilisé comme un moyen de donner une certaine image à la voiture en question. Il a également communiqué que si un conducteur aborde un carrefour de cette manière dans une ville moyenne et qu’il y a des piétons ou des cyclistes qui traversent, ceux-ci seraient certainement heurtés. Le fait que cette vitesse et ce style de conduite inappropriés soient mis en avant dans des publicités est à ses yeux plus qu'une gifle pour les nombreuses victimes. Il se demande s'il n'existe pas de règles concernant l'incitation à la conduite agressive ou le respect des règles de circulation et de la sécurité de tous les usagers de la route. 

Position de l'annonceur

L'annonceur a souhaité préciser que dans les spots internationaux destinés à être utilisés en ligne, les infractions suggérées par le plaignant ne sont pas commises.   
Il a communiqué que le premier spot de 1 minute 41 secondes ne montre que 4 secondes d'images dans lesquelles le véhicule se déplace - à une vitesse normale - et que, de plus, le véhicule s'arrête complètement avant le feu de circulation lorsqu'il passe au rouge. Il a ajouté que pendant toute la durée du spot, aucun autre usager de la route n'est visible et donc pas non plus en danger. La comparaison avec les rues étroites et animées mentionnées dans la plainte est donc incorrecte selon lui, tout comme les mots descriptifs suggestifs "irrités" et "frustrés".   
L'annonceur a souligné qu'il en va de même pour la deuxième vidéo et a attiré l'attention sur l’utilisation correcte du clignoteur, le feu vert pour la direction dans laquelle roule la voiture et, là aussi, l'absence des piétons et des cyclistes visés par la plainte.   
Il est d'accord avec le fait que la sécurité doit être prioritaire et confirme que c'est également le cas tout au long du spot. Selon lui, il respecte le code de la route et le code Febiac dans tout le spot.  

Décision du Jury

Le Jury a pris connaissance des deux posts avec les vidéos sur la page Facebook de l’annonceur, auxquels le plaignant renvoie. 

En ce qui concerne la deuxième vidéo à laquelle le plaignant se réfère, le Jury a constaté que celle-ci montre le véhicule concerné pendant quelques secondes alors qu’il roule en ville. 

Le Jury est d’avis que ce spot donne une impression de conduite dynamique sans mettre l'accent sur la vitesse et que le code de la route est respecté dans le spot.   

Il est également d’avis que ce spot ne suggère pas que le comportement au volant viole les règles de prudence ou de sécurité routière et que les images ne montrent pas de comportement agressif sur la route envers les autres usagers ou sans les respecter.   

Le Jury a dès lors estimé que la publicité concernée ne semble pas approuver ou encourager un comportement dangereux ou illégal et n’est pas contraire aux dispositions du Code Febiac.   

A défaut d’infraction aux dispositions légales et autodisciplinaires, le Jury a estimé n'avoir pas de remarques à formuler par rapport à cette publicité sur ces points. 

Par contre, en ce qui concerne la première vidéo à laquelle le plaignant fait référence, le Jury a constaté qu'elle montre entre autres ce qui suit :  

- au début du spot, le véhicule en question qui arrive, avec en arrière-fond le bruit d'un moteur qui accélère, et qui s'arrête brusquement devant des feux rouges avec le bruit d’un crissement de freins ;  

- à la fin du spot, le véhicule qui met les gaz devant le feu rouge et lorsque le feu passe au vert, démarre avec les pneus qui crissent et le bruit d'un moteur qui accélère en arrière-fond. 

Bien que le Jury considère que les scènes dans lesquelles le conducteur lui-même est montré sont acceptables comme la représentation d'un conducteur attendant devant le feu rouge jusqu'à ce qu'il puisse repartir, il est d’avis que les scènes susmentionnées au début et à la fin du spot suggèrent l’attrait de la vitesse ainsi que la puissance, l'accélération et la force de freinage du véhicule, d'autant plus que le texte du post et le spot font également explicitement référence au nombre de chevaux du véhicule promu.   

Le Jury a dès lors estimé que les scènes en question contreviennent bien aux dispositions de l'article 1 du Code Fébiac.   

Compte tenu de ce qui précède et sur la base de la disposition susmentionnée, le Jury a donc demandé à l’annonceur de modifier cette publicité sur ce point et à défaut, de ne plus la diffuser. 

Suite

L’annonceur a supprimé le post concerné de sa page Facebook.