BEST OF TV - 21/11/2018

Annonceur: 
BEST OF TV
Produit/Service: 
Lazer Bond
Média: 
Autre média
Critères d'examen: 
Responsabilité sociale
Initiative: 
Consommateur
Catégorie: 
Entretien et bricolage
Type de décision: 
Décision de modification ou d’arrêt
Date de clôture: 
Mercredi, 21 novembre 2018
Description de la publicité

La vidéo dans le point de vente montre des images de différents objets cassés que l’on répare à l’aide du produit en question pendant qu’on entend la voix-off qui dit entre autres :
« Au quotidien, les choses cassent. Eh oui, c’est la vie. Mais quand il s’agit de réparer, c’est toujours la croix et la bannière. Les colles ? Il faut tout maintenir sans bouger le temps que ça sèche. On en a plein les doigts et ça ne marche pas. Découvrez la toute nouvelle révolution : Lazer Bond, un concentré de technologies qui va vraiment vous changer la vie pour toutes vos réparations quotidiennes. »
A un moment, on voit quelqu’un qui scie un bateau en deux et le recolle ensuite à l’aide du produit promu. On voit ensuite un homme naviguer avec le bateau en question sur une étendue d’eau et faire signe en souriant. En même temps, on entend la voix-off : « Pour vous prouver sa puissance, nous avons même coupé ce bateau en deux. Vous ne rêvez pas. Et regardez, après le passage du Lazer Bond, c’est comme s’il ne s’était rien passé. ».

Motivation de la plainte

Le plaignant a été surpris de voir sur cette vidéo la réparation d'une barque à moteur avec ce produit. Selon lui, il en va de la sécurité du consommateur.

Position de l'annonceur

L’annonceur s’est référé à l’article 17 du Code de la Chambre de Commerce Internationale qui dispose notamment que : « Sauf justification pour des motifs éducatifs ou sociaux, la communication commerciale ne doit comporter aucune représentation ni aucune description de pratiques potentiellement dangereuses ou de situations où la santé et la sécurité ne sont pas respectées, selon les définitions des normes nationales locales ».
Il a ensuite souligné que cette disposition s’analyse en fonction du contexte de la communication, des personnes représentées, du traitement graphique utilisé, de l’univers reproduit et du public visé.
Selon lui, certains comportements à risque peuvent être admis, comme par exemple la mise en scène située dans un contexte manifestement irréel ou manifestement décalé, ne permettant pas d’analyser le comportement comme reproductible dans la vie réelle. Ceci est le cas en l’occurrence, comme en atteste la voix off de la séquence « Pour vous prouver sa puissance, nous avons même coupé ce bateau en deux. ».
Cette séquence n'a selon l’annonceur qu'une fonction démonstrative de l'efficacité du produit et n'a donc pas pour objectif d'encourager le consommateur ni de lui permettre de reproduire cette situation, à savoir « couper en deux, un bateau ».
De surcroît, cette scène ne présente pas le produit dans des conditions normales d'utilisation. En outre à aucun moment, il n'est prétendu que le produit répare une barque à moteur.
Compte tenu du contexte spécifique de la scène et des conditions anormales de l'utilisation du produit au sein de celle-ci, il ne peut selon l’annonceur être soutenu que l'extrait de la vidéo porte atteinte à la sécurité du consommateur.

Décision du Jury

Le Jury a pris connaissance de la vidéo en question et du point de vue du plaignant qui estime qu’il en va de la sécurité du consommateur quand on montre la réparation d’un bateau coupé en deux.

Suite à la réponse de l’annonceur, le Jury a noté que selon celui-ci, la séquence en question se situe dans un contexte manifestement décalé et n’a qu’une fonction démonstrative de l’efficacité du produit.

Or, selon le Jury, la scène où on voit naviguer un bateau coupé en deux et recollé à l’aide du produit promu et qui est accompagnée de la voix-off qui dit notamment « Pour vous prouver sa puissance, (…) » et « Vous ne rêvez pas. » n’est pas manifestement ni suffisamment décalée pour être perçue comme telle par le public cible.

Le Jury est d’avis que cette scène est justement montrée en tant qu’expérience qui a fonctionné et constitue donc une représentation d’une pratique potentiellement dangereuse au sens de l’article 17 du Code de la Chambre de Commerce Internationale.

Compte tenu de ce qui précède et sur la base de la disposition susmentionnée, le Jury a dès lors demandé à l’annonceur de modifier la publicité, et à défaut de ne plus la diffuser.

Suite

A défaut de réaction positive de l’annonceur, une recommandation de suspension a été envoyée au point de vente concerné.