BELGACOM - 10/10/2006

Annonceur: 
BELGACOM
Produit/Service: 
Proximus
Média: 
Radio
Critères d'examen: 
Décence et bon goût
Initiative: 
Consommateur
Catégorie: 
Informatique et télécommunication
Type de décision: 
Pas de remarque
Date de clôture: 
Mardi, 10 octobre 2006
Description de la publicité

Spot 1 :
Dans un spot radio, on entend une conversation entre 2 femmes âgées :
- Si tu envoies le mot « visite » au 3698.
- Oui.
- Hé bien quelqu'un de Proximus passe chez nous.
- C'est plaisant.
- Oui, ils viennent discuter d'une offre sur mesure exceptionnelle.
- C'est plaisant.
- Et c'est spécialement pour les indépendants.
- Et nous, on est indépendante ?
- Ben oui, hier on montait encore les escaliers toute seule non !
- Ha oui…..
Ensuite, autre voix féminine :
« Vous n'êtes pas encore Proximus ? Envoyez gratuitement « visite » par SMS au 3698 et nous viendrons chez vous avec une offre exceptionnelle pour les indépendants et les professions libérales».
La même voix féminine précise ensuite, sur fond de musique « Proximus nous rapproche tous ».
Spot 2 :
Dans un spot radio, on entend une conversation entre 2 femmes âgées :
- j'ai envoyé le mot « visite » au 3698 et une personne de Proximus va venir !
- Avec cette offre sur mesure pour les indépendants ?
- Oui mais quand il sera là, sois un peu indépendante hein… pas du genre « dis aide-moi un peu à me lever ! »
- Mais non…
- J'irais pas chercher un petit merveilleux ?
- Ho oui.
- Bon, j'y vais. Dis, aide-moi un peu à me lever !
Ensuite, autre voix féminine :
« Vous n'êtes pas encore Proximus ? Envoyez gratuitement « visite » par SMS au 3698 et nous viendrons chez vous avec une offre exceptionnelle pour les indépendants et les professions libérales».
La même voix féminine précise ensuite, sur fond de musique « Proximus nous rapproche tous ».

Motivation de la plainte

L'analyse de cette publicité prête peu à confusion : une personne âgée y est présentée comme une personne dépendante, « encombrante », « superflue »,… Le simple fait que l'on soit dépendant éveille auprès d'un nombre important de personnes âgées culpabilité, angoisse, honte,…. et devrait éveiller chez l'auteur de la publicité un minimum de respect.
L'argumentation « la pub est bien sûr à comprendre au second degré » n'est acceptable que si le premier degré ne dépasse pas les limites du mauvais goût.

Position de l'annonceur

L'annonceur a fait savoir que la nouvelle campagne publicitaire de Proximus s'adresse aux indépendants et aux professions libérales. L'idée créative est née du double sens du mot indépendant : la profession et l'autonomie.
Dans les spots radio, il met en scène deux personnes âgées qui ont entendu parler de la nouvelle offre de Proximus : si vous êtes indépendant et intéressé par une offre exceptionnelle sur mesure de Proximus, il vous suffit d'envoyer le mot « visite » par sms à Proximus et quelqu'un viendra chez vous pour discuter de l'offre qui vous convient le mieux. Comme les deux vieilles dames trouvent ça chouette que quelqu'un passe faire une petite visite pour papoter (elles le prennent au premier degré), elle complotent pour pouvoir bénéficier de l'offre. Ces deux femmes sont débrouillardes, indépendantes et plutôt futées. Ce sont elles qui profitent de Proximus et non le contraire.
L'annonceur a précisé que l'humour est le « tone of voice » de toutes les campagnes Proximus et que cette campagne avec les vieilles dames ne déroge pas à cette « règle ». Il a souligné que le but n'est pas de choquer mais de faire sourire, voir rire, pour attirer l'attention des consommateurs, et ce, quelque soit la cible.

Décision du Jury

Le Jury a constaté que les spots en question mettent en scène deux dames âgées conversant de la nouvelle offre de Proximus.
Le Jury a estimé que ces spots ne sont pas susceptibles d'être perçus par le consommateur moyen comme constituant une quelconque attaque ou dénigrement à l'égard des personnes âgées. Il est plutôt d'avis que ces publicités présentent ces personnes comme étant débrouillardes et futées.
A défaut d'infractions aux dispositions légales et autodisciplinaires, le Jury a estimé n'avoir pas de remarques à formuler.