BASE - 08/07/2002

Annonceur: 
BASE
Produit/Service: 
Carte prépayée
Média: 
Télévision
Critères d'examen: 
Décence et bon goût
Initiative: 
Consommateur
Catégorie: 
Informatique et télécommunication
Type de décision: 
Décision de modification ou d’arrêt
Date de clôture: 
Lundi, 8 juillet 2002
Description de la publicité

Un spot TV montre une jeune femme qui se promène avec son chien en laisse dans un parc pendant qu'elle est en train de téléphoner avec son GSM. Soudain on entend une voix masculine qui lui parle en lui disant qu'avec une carte prépayée la minute de communication coûte plus cher. La femme essaye de l'ignorer en se tournant dans plusieurs directions, après quoi elle donne à son chien l'ordre : « alors attaque » et on entend le bruit d'un chien qui attaque en aboyant. Voice off : « Enfin le même tarif à la minute par carte prépayée que par abonnement », après quoi le logo de « Base » apparaît.

Motivation de la plainte

Cette publicité qui montre de la violence est choquante.

Position de l'annonceur

L'annonceur a fait valoir que sa société a récemment changé de nom et mène une campagne autour des caractéristiques innovantes de ses nouveaux produit. Il a confirmé qu'il comprend le souci du plaignant, mais souligne que le chien bouscule seulement le cameraman et qu'il n'est pas question de mordre la camera ou tout autre personnage.

Décision du Jury

Le Jury a considéré que le message comporte une scène caractérisée par la violence du comportement tant de la propriétaire du chien que de celui-ci, suite à l'ordre d'attaquer qu'elle lui donne. Le comportement montré peut être perçu comme une incitation à, sinon comme une banalisation de la violence que, dans le contexte social actuel, il n'est pas souhaitable d'encourager ou de renforcer. L'image et le son évoquent beaucoup plus que le fait de « bousculer ». Sur base de l'art. 27, 4° du décret sur l'audiovisuel en Communauté Française ainsi que l'art. 4, 3e alinéa du code CCI, il a recommandé à l'annonceur de modifier le spot en en retirant tout élément de violence ou, à défaut, de ne plus le diffuser.

Suite

L'annonceur a confirmé que la publicité ne sera plus diffusée.