B-POST BANQUE - 24/08/2018

Annonceur: 
B-POST BANQUE
Produit/Service: 
Prêts
Média: 
Affichage
Critères d'examen: 
Responsabilité sociale
Décence et bon goût
Initiative: 
Consommateur
Catégorie: 
Finance et assurances
Type de décision: 
Pas de remarque
Date de clôture: 
Vendredi, 24 août 2018
Description de la publicité

La campagne contient différents visuels qui suivent le même schéma. Un exemple d’affiche contient entre autres le logo de l’annonceur et le texte :
« M*rde
Y’a plus d’eau chaude
*Votre chaudière est cassée ? Remplacez-la grâce à notre prêt énergie (…) ».

Motivation de la plainte

1) Le plaignant trouve très désagréable et contrariant que ses yeux et ceux de ses enfants soient obligés de lire les gros mots des publicités de l’annonceur. En tant qu'entreprise de service au public, La Poste et les services bancaires liés ont selon lui une responsabilité éducative envers les enfants qui la regardent. Or ces messages publicitaires grossiers s'imposent aux yeux de tous ceux qui savent lire et le plaignant n’est pas d'accord avec le choix de la grossièreté et de la vulgarité.

2) Le plaignant est très contrarié par cette publicité de l'entreprise publique (donc avec l'argent des impôts) B-Post. Il essaie de donner à ses enfants une éducation avec du respect et des valeurs et se demande pourquoi ils doivent regarder de telles affiches pour une banque. Selon lui, cela témoigne d'un manque de respect et d'originalité.

Position de l'annonceur

L’annonceur a communiqué que le concept créatif s’appuie sur un consumer insight qui nous apprend que la majorité des demandes de prêts personnels sont consécutives à un imprévu. Face à ces situations, la première réaction spontanée est de jurer. C’est cette réaction universelle qui est illustrée dans les affiches, en combinaison avec la solution proposée.
L’annonceur a souligné que les jurons utilisés sont très communément utilisés dans le langage courant et que le grand public y est confronté en permanence que ce soit au cinéma, dans la littérature, dans la chanson et même à la télévision. Ces mots ont d’ailleurs leur place au dictionnaire. On ne peut donc pas parler ici de vocabulaire ordurier qui serait de nature à choquer ce grand public. En outre, ils sont encore adoucis par l’utilisation d’un astérisque équivalent au « bip » dans les chansons à la radio ou à la télévision.

Décision du Jury

Le Jury a constaté que les affiches pour les prêts de l’annonceur mentionnent respectivement les mots « M*rde » en français et « Sh*t » en néerlandais.

Il est d’avis que les expressions « merde » et « shit » sont répandues dans le langage courant et sont utilisées ici de manière humoristique pour illustrer une situation problématique.

Le Jury a également constaté que la publicité pour les prêts de l’annonceur ne vise pas et ne met pas en scène des enfants.

Compte tenu de ce qui précède, le Jury a estimé que les expressions en question ne sont pas contraires aux normes de décence couramment admises. Il a également estimé que la publicité n’incite pas à jurer et n’encourage pas un comportement contraire aux convenances selon les normes actuellement admises.

A défaut d’infractions aux dispositions légales ou autodisciplinaires, le Jury a estimé n’avoir pas de remarques à formuler sur ce point.

Suite

A défaut d’appel, ce dossier a été clôturé.