ASSURANCES.BE - 29/03/2021

Annonceur: 
ASSURANCES.BE
Produit/Service: 
Assurances
Média: 
Radio
Critères d'examen: 
Responsabilité sociale
Représentation de la personne/dignité humaine
Initiative: 
Consommateur
Catégorie: 
Finance et assurances
Type de décision: 
Pas de remarque
Date de clôture: 
Lundi, 29 mars 2021
Description de la publicité

Le spot radio se déroule comme suit :
VO : « Ah nous les Belges, on est un peuple de mêle-tout. On passe nos vies à se comparer. Est-ce que notre voisin a la plus belle voiture, est-ce que notre collègue est parti le plus loin en voyage, mon mari en a-t-il une … heu oui, mieux vaut peut-être s’arrêter là. Par contre, quel Belge a-t-il déjà comparé par exemple les prix de son assurance voiture ? N’attendez plus et surfez sur assurances.be pour comparer votre mari… pour comparer les offres de quasi tous les assureurs et épargnez chaque année 144€ en moyenne sur votre assurance voiture. Assurances.be, jamais pigeon. »

Motivation de la plainte

Le plaignant a mentionné que dans le spot, une femme cite quelques exemples de comparaison, finissant son énumération par -presque- dire que certaines comparent même la taille du machin de leur mari. Elle s'interrompt elle-même juste à temps pour ne pas finir son énoncé et parfaire l'énormité de cette publicité.
A son avis, le message est clairement « vous trouvez normal de comparer la taille du sexe de vos maris, allez donc comparer vos assurances aussi » ce qui lui paraît plutôt déplacé. Cela réduit d'ailleurs selon lui les hommes mariés à des porteurs de sexes de préférence grands, et leurs femmes à des comparatrices de sexes, tout cela sous la couverture hypocrite de l’« humour ».
Il croit que cette publicité n'est pas conforme aux règles sur l'humour dans la publicité qui disent qu’elle ne doit pas « contenir des allusions ou mentions péjoratives fondées sur le sexe, l’âge, la race, la nation, le statut social ou économique des personnes ».

Position de l'annonceur

L'annonceur a communiqué que sa campagne montre de manière ludique que les gens comparent tout dans la vie quotidienne. A aucun moment avec « mon mari a-t-il … » il n'est fait référence à la longueur/aux dimensions des organes génitaux. La série de comparaisons n'est délibérément pas terminée, justement parce que de nombreuses interprétations différentes sont possibles. Cela pourrait par exemple faire référence à la moto de l'homme, au vélo de course de l'homme, à la télévision à écran plat de l'homme, etc.
Il est d'avis que les limites du bon goût et de la décence, ou les limites de ce qui est permis, selon les normes sociales générales actuelles, n'ont pas été franchies dans ce spot radio.
De plus, la publicité n'avait aucunement pour but de discréditer, blesser ou choquer quiconque ou un groupe de personnes en particulier. Il laisse à l'imagination des gens le soin de donner corps à ce qui est finalement comparé et selon lui, il n'y a rien de mal à cela.
Il ne voit donc pas quelles règles auraient été violées.

Décision du Jury

Le Jury a pris connaissance du spot radio et de la plainte qui le concerne.

Suite à la réponse de l'annonceur, il a noté qu’avec sa campagne, celui-ci a voulu montrer de manière ludique que les gens comparent tout dans la vie et qu’il l’illustre par une série de comparaisons qui se termine par « mon mari en a-t-il une… » qui laisse libre cours à l’imagination de chacun.

Selon le Jury, insinuer dans ce contexte que les femmes « comparent la taille du sexe de leur mari » n’entraîne pas pour autant que la publicité concernée contient une allusion péjorative fondée sur le sexe.

Le Jury est d'avis que ce sous-entendu à la suite de l’énumération d’autres comparaisons dans le spot en question ne sera pas perçu par le consommateur moyen comme une allusion négative à une femme réduite à faire ce genre de comparaison ou à un homme instrumentalisé comme objet sexuel.

Il est également d'avis que le spot radio n'est pas de nature à contribuer à perpétuer un stéréotype sexiste allant à l'encontre de l'évolution de la société ni à dénigrer une certaine catégorie de personnes.

Le Jury a dès lors estimé que la publicité en question n'est pas contraire aux Règles du JEP en matière de représentation de la personne et en matière d’humour en publicité sur ces points.

A défaut d’infractions aux dispositions légales ou autodisciplinaires, le Jury a estimé n’avoir pas de remarques à formuler sur ces points.

Suite

A défaut d’appel, ce dossier a été clôturé.