Le spot radio se déroule ainsi :
Homme : « Chérie… »
VO : « Quand vous n’avez pas envie de … avec votre mari, vous pouvez dire : »
Femme : « Oh non chéri, pas ce soir. »
Homme : « Pourquoi ? »
Femme : « Mais en fait, j’ai un début de mal de tête qui arrive. »
Homme : « Ça va passer. »
Femme : « Ah, oui je t’ai pas dit, j’ai mes … »
Homme : « Encore ? »
Femme : « Eh ben, je les ai déjà eu ce mois-ci ? »
Homme : « Trois fois. »
VO : « Ou alors. »
Femme : « Mais arrête, tu vois bien que je suis au téléphone quand même. Oui maman, excuse-moi. »
VO : « Il n’y a pas de meilleur excuse qu’un coup de téléphone. Appelez en illimité pour seulement 20€ par mois avec Koala Limited Edition. Vous rapprocher de l’essentiel. Orange. »
1) La plaignante a communiqué que le spot utilise le bon vieux stéréotype du mari qui souhaite coucher avec sa femme et que celle-ci, en vieille mégère, refuse en invoquant des raisons « classiques » : mal de tête, « je dois appeler ma maman ».
Selon elle, évidemment, Monsieur a des envies sexuelles et évidemment, Madame n'en a jamais et a des relations sexuelles uniquement pour faire plaisir à son mari obsédé.
Elle trouve ce spot sexiste pour l'homme comme pour la femme.
Et selon elle, il est hallucinant et indigne que cet annonceur en soit réduit à recycler des concepts sexistes d'un autre temps pour vendre ses abonnements.
2) Selon la plaignante, le spot contient des propos patriarcaux et machistes, banalisant le harcèlement sexuel et bafouant la notion de consentement.
L’annonceur a communiqué qu’il n’a jamais eu pour but de faire de la publicité sexiste. Il a utilisé un cliché existant et courant pour mettre en avant les appels illimités d‘une manière amusante et légère.
De la publicité sexiste ou dans ce cas, défavorable à la femme, ne correspond absolument pas aux valeurs de la marque.
Le Jury a examiné la publicité en question en tenant compte des arguments des parties concernées.
Le Jury est d’avis que le spot radio en question utilise le cliché éculé de la femme qui invente des excuses pour échapper aux avances de son mari.
Selon le Jury, la publicité ne contribue pas pour autant à perpétuer un stéréotype sexiste ou autre, allant à l’encontre de l’évolution de la société.
Il est d’avis que le spot radio ne banalise pas non plus de comportement répréhensible.
Etant donné le contexte actuel des relations (sexuelles) hommes-femmes et l’utilisation du cliché susmentionné pour la promotion d’un abonnement de téléphone, le Jury est néanmoins d’avis que la publicité concernée est susceptible de provoquer des réactions négatives auprès du public. Il a donc estimé devoir formuler un avis de réserve conformément à l’article 1 de son règlement et en appelle à la responsabilité de l’annonceur.
Un avis de réserve implique que l’annonceur est libre concernant la suite qu’il donne à cet avis.
A défaut d’appel, ce dossier a été clôturé.
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