Une annonce (double page) avec le titre suivant sur la page gauche « Le propriétaire d'une usine de salons, lutte entre la vie et la mort » montre une photo d'une voiture accidentée, ainsi qu'une photo de Monsieur et Madame Panni.
Texte à côté de la photo de Monsieur Panni : « Angelo Panni, une vie brisée.. . L'irrésistible ascension jusqu'au drame ! La fatalité s'abat sur la famille Panni. Angelo Panni, fils unique de Julia Despinetto et de Vincente Panni, a vingt-cinq ans et vient juste de terminer ses études de médecine quand son père veuf depuis dix ans décède dans un accident de voiture. »
Texte à côté de la photo de Madame Panni : « j'ai ordonné à nos fidèles distributeurs de vendre nos salons aux meilleurs prix ! Derrière une mèche rebelle qui lui barre les yeux de temps à autre, on sent en Mme. Panni une terrible volonté de vaincre la tragique fatalité. Actuellement, son objectif est de poursuivre la mission de son mari et continuer à faire vivre son entreprise et par là même son village. »
Sur la page droite de cette annonce figure le titre suivant « tragique accident de circulation » On y voit également une photo d'une voiture accidentée.Texte à côté de cette photo : « Démarrant à un feu, la voiture de M. Angelo Panni a été percutée par un chauffard ivre. Le mercredi 27 avril, Monsieur Angelo Panni, revenait d'un important voyage d'affaires en Belgique et circulait seul au volant de sa voiture – une puissante berline de la marque allemande. A la veille du week-end, il rejoignait paisiblement son domicile dans la banlieue élégante de Brindisi. Brindisi et principalement la région de Bari en Italie, où Monsieur Panni possède une importante usine de salons héritée de son père. »
En dessous sont présentés des salons avec leurs prix. Mention des heures d'ouverture et de l'adresse.
L'annonceur a fait valoir qu'il n'a voulu choquer personne et qu'il a tout simplement acheté des pages publicitaires dans le journal info choc.
Le Jury a constaté que cette publicité utilise un récit de fiction racontant un tragique accident causé par un chauffard ivre et ce, à des fins purement commerciales, ce qu'il considère comme étant inapproprié.
Il a estimé que cette publicité abuse la confiance du consommateur et est de nature à dégrader la confiance que le public doit pouvoir porter à la publicité. Sur base des art. 1, alinéa 3 et 3 du Code de la Chambre de Commerce Internationale, il a recommandé à l'annonceur d'arrêter la diffusion de cette publicité.
A défaut de réponse positive, le Jury a adressé une recommandation de suspension au media
Rue Bara 175, 1070, Bruxelles, Belgique.
E-mail: info@jep.be
Tel: +32 2 502 70 70
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